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Nurri

Le territoire de Nurri, surtout fait de collines, est compris entre les lacs artificiels du Medio Flumendosa et du Mulargia. La création des deux retenues et la présence de nombreuses sources ont créé un microclimat particulièrement favorable au développement agricole de la région, qui cultive des céréales, de la vigne et des oliviers. Les zones cultivées succèdent à celles de maquis méditerranéen et aux forêts de chênes et de chênes liège. L'économie du village repose aussi sur la production de fromages d'excellente qualité, grâce aussi au fait que Nurri possède l'une des installations de transformation du lait les plus modernes de l'île. Le toponyme dérive probablement du fait que le noyau originel de Nurri était autour du nuraghe Sardajara, dont les ruines sont encore visibles. Ceci, ajouté à la présence de nombreuses domus de janas et d'autres nuraghes, démontre la présence de l'homme dans le territoire depuis la préhistoire.

Les témoignages de la période romaine sont nombreux, surtout ceux de la ville de Biora, construite à des fins militaires pour endiguer les incursions des populations de la Barbagia dans la plaine. Au Moyen-âge, Nurri faisait partie du Judicat de Cagliari, et de la curatoria de Siurgus. Au XIVe siècle, il fut donné en fief, en même temps que Mandas et Escolca, à Francesco Carròs, puis fit partie du duché de Mandas. Le village est dominé par l'église paroissiale San Michele Arcangelo, réalisée au XVIe siècle en style gothique aragonais avec un plan en croix grecque, puis restructurée au XVIIIe siècle. Le clocher, isolé par rapport à l'église, orné d'un beau portail en terre cuite, est de même style. Également au centre du village, l'église Santa Rosa da Viterbo (1643) jouxte le couvent des Capucins, dont la fête a lieu le 4 septembre, avec une procession et des spectacles folkloriques. Les sites archéologiques sont nombreux : pour la période préhistorique, des domus de janas et des nuraghes, dont les plus importants sont le nuraghe Corongiu 'e Maria, au-dessus du bassin du Flumendosa, le nuraghe Santu Perdu, proche de la petite chapelle de campagne de même nom, et le nuraghe Su Pitti de is Cangialis, l'un des rares nuraghes à cinq tours de l'île.

Pour la période romaine, il est intéressant de visiter les ruines de la ville antique de Biora, déjà signalées par Spano en 1855. Quand le niveau du lac Mulargia baisse, on peut voir les restes d'un pont romain, important lien avec les territoires de la Barbagia. L'activité artisanale est une part importante de l'économie villageoise : on peut trouver ici des objets nés du travail du bois, du fer et surtout de la pierre, si bien qu'autrefois Nurri était connue pour la production des meules sardes, c'est-à-dire traditionnelles. La production de couteaux à cran d'arrêt et d'objets de décoration est notable. Et l'offre gastronomique est intéressante : ce sont des saveurs traditionnelles, pleines de simplicité, où dominent les plats à base de fregula, malloreddus et raviolis. Comme on l'a déjà dit, la production de fromages est une partie importante de l'économie locale.

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Nuragus

C'est sans doute le haut-plateau sarde le plus connu, grâce aux endémismes qui le caractérisent, en particulier le petit cheval sarde. Le peuplement de son territoire remonte à un lointain passé. De la période nuragique, on conserve en particulier une trentaine de nuraghes, qui témoignent de la dense occupation de la région à partir de l'âge du Bronze. Selon le savant Casalis, l'origine du toponyme serait justement dans le grand nombre de tours nuragiques. Il semble que le site actuel du village ait été peuplé à la suite de la destruction par les Vandales (VIIIe siècle) de la ville romaine de Valentia, rappelée par le géographe grec Ptolémée et située, selon la continuité toponymique, sur le site d'Alenza. Les sites archéologiques de ce territoire sont particulièrement intéressants.

Parmi eux, il faut signaler le nuraghe Alenza, l'un des rares exemples de structure à cinq tours, dont la construction fut probablement interrompue. Un autre nuraghe à visiter est celui de Santu Millanu, constitué d'une tour centrale et d'une enceinte à quatre tours. Tout autour se trouvent les restes du village nuragique, occupé aussi à époque romaine. Dans les environs, dans la conque de Coni, un temple à puits de grande beauté est fait de blocs de basalte en appareil isodome imparfait, disposés en assises régulières. Le monument comprend un escalier précédé d'un corridor et une chambre souterraine où sortait la source. Il n'en reste que 5 rangées de blocs en saillie, et le cercle de fondation. On y a retrouvé une statuette de bronze représentant une orante avec une longue robe évasée et une cape, connue comme la ' Matriarche en prière '. Près du village, à Serra Ilixi, ont été retrouvés pour la première fois les caractéristiques lingots de cuivre en forme de peau de bœuf, avec des inscriptions en alphabet égéen, de forme typiquement crétoise et chypriote, qui témoignent de contacts étroits entre la Sardaigne et l'orient méditerranéen dès le IIe millénaire av. J. -C. Les ruines de la ville de Valentia sont aussi extrêmement intéressantes.

Son nom évoque les noms auguraux caractéristiques des fondations romaines du IIe siècle av. J. -C., date attestée également par l'archéologie. C'était surtout un centre stratégique, et ce n'est pas un hasard si elle se situe sur un haut-plateau d'une altitude de presque 400 m. Sur les rebords du haut-plateau, des blocs équarris en grès laissent supposer l'existence d'une enceinte sur une longueur d'environ 1500 m. Les accès à la ville se situent dans la vallée au nord-ouest, là où se trouve le nuraghe Valenza, et sur le côté nord-est du plateau. La nécropole, à la fois à incinération et à inhumation (en sarcophage, en tombes à caissons et ' en bâtière ') est située sur la pente occidentale.

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Serrenti

Serrenti est un village situé au pied des collines entourant la plaine du Campidano. Son territoire d'appartenance se caractérise donc par des reliefs recouverts de maquis méditerranéen, et même d'une forêt de chênes lièges, ce qui assez rare dans les campagnes du centre du Campidano. Au nord du village, la campagne accueille deux grands rochers, Perda longa et Sa filla, qui rendent le paysage particulièrement attrayant. L'origine de son toponyme demeure encore incertaine, même si l'on sait que les installations humaines remontent à l'ère nuragique, comme le prouvent différentes pièces archéologiques retrouvées dans les alentours. Les maisons du village sont typiques de la plaine du Campidano, avec leurs vastes cours intérieures et leurs murs de briques crues.

Les passionnés d'archéologie trouveront leur bonheur dans les nombreux sites existant dans les localités environnantes de Nuraxi Oliri ou Bruncu su Nuraxi, tandis que de très beaux vestiges se trouvent également dans la localité de Sa Tellura, reliée à Serrenti par la belle route panoramique portant le même nom. La localité de Cuccui abrite elle un puits sacré, outre à être entourée d'un des très rares (et peut-être même le seul) bois de chênes lièges existant dans le centre du Campidano. Les deux grands rochers situés non loin de la route nationale 131 suscitent beaucoup la curiosité : connus sous le nom de Perda Longa, ils se trouvent au pied du Monti Mannu . ce dernier a bénéficié d'une afforestation sur 44 ha appartenant au territoire communal et constituant désormais un parc belvédère jouissant d'une vue magnifique sur les golfes de Cagliari et d'Oristano. Il est très agréable de se promener dans les ruelles de la vieille ville et d'y admirer les églises de San Giacomo, de la Madonna Immacolata et de Santa Vitalia.

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Selargius

Situé dans le Campidano de Cagliari, Selargius s'appelait pendant le haut Moyen-Âge Kellarios, du latin cellarium signifiant ' dépôt de produits agricoles '. Ses origines remontent probablement à la période romaine même si, dans les campagnes environnantes, des découvertes archéologiques font penser que des établissements humains ont eu lieu pendant l'Antiquité. En effet, le site de Su Coddu a révélé des pièces remontant au Néolithique et appartenant à la culture d'Ozieri. Pendant le moyen-Âge, le village appartenait à la curatoria de Campidano - appelée aussi Civita - dans le Judicat de Calari. Les églises les plus anciennes, qui remontent au XIIe s., sont celles de San Giuliano et de San Lussorio. Les autres édifices religieux du village actuel sont consacrés à Santa Maria Vergine Assunta (XVe s .), San Salvatore, San Giovanni Bosco et San Nicolò, enfin San Lussorio. Le long des rues du centre habité, des édifices modernes côtoient de vieilles maisons typiques du Campidano. Parmi celles-ci, les plus belles et les mieux conservées sont le long de la rue de Rome, où se trouve également la prison des marquis de Quirra (XVIIe s.).

Au cœur du village, tout près de l'église paroissiale de l'Assunta, l'église de San Giuliano est un bel exemple d'architecture romane du XIIe s. : construite en briques de pierre calcaire naturelle, elle comprend trois nefs séparées par des colonnes surmontées d'arcades et décorées de chapiteaux remontant à la période romaine. En revanche l'église de San Lussorio, un peu plus loin du centre-ville, n'a que deux nefs. La cérémonie du mariage de Selargius, célébrée au mois de septembre selon un rite très ancien, est un joyeux événement choral chargé d'émotion, aussi bien pour les jeunes mariés que pour les villageois qui aiment à y participer. D'ailleurs, le caractère public de ce ' Matrimonio Selargino ' est bien visible dès la veille, lorsque se déroule le ' palio della sposa ', à savoir le déménagement des meubles de la future épouse dans la maison destinée à accueillir les jeunes mariés. Le jour de la cérémonie, la ville revêt ses habits de fête : les balcons sont décorés de riches tapisseries, des fleurs sont jetées à profusion de partout et des gâteaux sont distribués dans les rues. Les futurs époux, habillés dans les maisons rurales du village, les pollas campidanesi, portent le costume traditionnel : pour l'homme, un élégant costume dont les couleurs prédominantes sont le blanc et le noir et, pour la femme, une robe aussi riche que multicolore. Après avoir été habillés, les futurs époux sont bénis par leurs parents respectifs qui les asperge d'une pluie de grains de blé et de sel (un symbole de prospérité), puis l'assiette qui les contenait est brisée au sol. Ensuite la rencontre des futurs époux a lieu : l'homme se rend chez sa fiancée, accompagné de ses proches et de ses amis accompagné des joueurs de launeddas, et tous rejoignent le cortège de la fiancée sur le parvis de l'église. La cérémonie est alors célébrée dans l'église de l'Assunta, et tous les participants se rendent ensuite dans la maison de la jeune mariée où un riche banquet est servi. Avant que les jeunes mariés ne franchissent le seuil de leur nouvelle demeure, les femmes du village y jettent des grains de froment. Toujours en septembre, mais le 21, Selargius célèbre la fête religieuse de Saint-Martyr Lussorio, organisée par la Corporation portant le même nom : les simulacres de Saint-Martyr Lussorio, Ciselet et Camerino sont portés en procession dans un coche doré, depuis l'église de l'Assunta jusqu'au sanctuaire champêtre de Saint-Martyr Lussorio.

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Le lac Mulargia

Des parcours sans fin à explorer vous mèneront au cœur du Mulargia, un lac enchâssé parmi les monts su Rei et Moretta, dans la portion de Sardaigne où les territoires historiques de Gerrei, Trexenta et Sarcidano se rencontrent. Vous vous aventurez parmi les collines luxuriantes qui descendent vers les rives, où vous apercevrez un bateau de style ‘Mississippi’ en sillonner les eaux, tandis que les roues à aubes laissent un sillage blanc long et voyant. Dans l’air salubre du lac les attractions ne manquent pas : du sport, des excursions et un plongeon entre les ruines d’autrefois. Durant les excursions, à bord d’un bateau ou en canoë, vous verrez la végétation dense descendre des montagnes jusqu’aux rives et sombrer dans les profondeurs qui arrivent jusqu’à 80 mètres. Le parcours sur le lac se brise sur les parois de cent mètres de haut de l’imposante digue qui crée le bassin. Né entre 1951 et 1958, sur les territoires d’Orroli, Goni, Nurri et Siurgus Donigala, pour alimenter les aqueducs de trente Communes de la province de Cagliari, le grand bassin contient 320 millions de mètres cube d’eau qui crée, avec sa veinure bleue caractéristique, une oasis de paix paisible.

À l’intérieur de l’écosystème lacustre vous entrerez en contact avec différentes espèces faunistiques : des volatiles comme le héron, le canard, le canard colvert, le martin pêcheur sont les protagonistes avec les tortues et les poissons d’eau douce, comme les perches communes, les chevesnes, les carpes et les truites arc-en-ciel qui attirent tant d’amateurs de pêche sportive. Un monde fascinant s’ouvre tout autour du lac. Vous pourrez pénétrer à l’intérieur et vivre la visite de manière alternative, en montant par exemple à bord du Trenino Verde (Petit Train Vert), qui passe justement par le Mulargia dans son long parcours au cœur de l’île. Les monts réservent également des surprises intéressantes : le Moretta conserve des raretés arborescentes. Un halo de mystère, au contraire, entoure le ‘Gigante Rosso’ (Géant Rouge), le complexe nuragique Arrubiu qui se dresse tout près du lac, sur le territoire d’Orroli : c’est une des expressions les plus majestueuses et surprenantes de la civilisation nuragique.

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Poetto

Jusqu'au début du XXe siècle, les habitants de Cagliari lui préféraient la partie ouest du golfo degli Angeli, puis peu à peu ils apprécièrent ses dunes blanches, les premiers établissements, les kiosques et une colonie estivale furent érigés, suivis par les célèbres ‘casotti‘ bariolés (qui furent entièrement retirés en 1986). Avec le temps, ils l'ont peuplée davantage jusqu'au point de lui donner le nom de ‘plage des cent mille’. Aujourd'hui le Poetto est incontestablement la ‘mer’ de l’hinterland de Cagliari, une des plus grandes plages de ville en Europe, ainsi qu'une des plus belles et fréquentées de l'Ile, la destination préférée des visiteurs du chef-lieu, en été et durant n'importe quelle journée ensoleillée durant le reste de l'année : l'étape incontournable même seulement pour un café ou un apéritif accompagné de la brise marine.

À quelques kilomètres du centre et du port de Cagliari, la plage s'étend du Margine Rosso réservé et reposant sur le littoral de Quartu SantElena, jusqu'à la Sella del Diavolo qui en augmente le charme en dominant Marina Piccola: à ne pas rater, la promenade dans le petit port. Vous pourrez monter jusqu'à la tour du XVIIe siècle en parcourant le promontoire de Calamosca, avec un parcours d'une heure qui est magnifique la nuit. Sur la côte opposée de la ‘Sella’ se cachent les délicieuses plages à l'abri de Calamosca et de Cala Fighera.

La plage du Poetto est large sur toute son extension, l'eau est limpide et le fond sablonneux et bas sur des dizaines de mètres est idéal pour les enfants. Le rivage est une attraction irrésistible pour de longues promenades. Derrière, vous vous baladerez à pied, en patin ou à vélo sur une promenade de bord de mer très moderne – parfaite pour le jogging, le cyclisme, le rollerblade et le skateboard -, tandis que les petits kiosques caractéristiques à proximité du sable offrent de l'animation et du ravitaillement.  La liaison avec la ville est facile et les services sont efficaces: des établissements balnéaires au centre de plongée, des écoles de voile à la location d'embarcations, des terrains de beach-tennis et de volley aux excursions en canoë au Luna park ouvert toute l'année. Le lido est un excellent brisant de plage pour le surf et le kite surf, dont il accueille des événements de niveau mondial, et est aussi le théâtre de la vie nocturne, un des principaux lieux de la movida estivale de cette grande zone: de la musique live et des leçons de danse, aux boites de nuit et aux discothèques.

L’extension de la plage est divisée de façon égale entre les presque quatre kilomètres du littoral de Quartu et les quatre kilomètres de la partie de Cagliari, divisée en ‘arrêts’ qui dérivent des stations du tram qui a été remplacé par les autobus. Le ‘premier arrêt’ a un fond très bas, le ‘second’ et le ‘troisième’ abritent des établissements historiques du D’Aquila et du Lido, le ‘quatrième’ héberge les établissements des forces de l'ordre, à partir du ‘cinquième’, où se dresse la tour espagnole, jusqu'au terminus, vous trouverez une étendue de sable ‘libre’. La frontière avec le littoral de Quartu est ‘La Bussola’, le nom d'un établissement qui a cessé l'activité. C'est d'ici que la plage libre alterne avec des établissements accueillants et aménagés.

De la plage vous vous rendrez rapidement sur les ‘voies du sel’ en prolongeant la promenade jusqu'au parc de Molentargius-Saline, qui a une entrée sur la promenade du bord de mer. Vous aurez l’embarras du choix pour l’excursion dans la zone protégée – les tours guidés et libres à vélo et à pied, les itinéraires en bateau le long des canaux des anciennes salines, les bus électriques – et vous ferez une expérience unique entre la connaissance historique et scientifique à travers un des plus beaux et importants sites naturels de l’île, une oasis tout près de la ville, la demeure préférée des flamands roses qui s’y arrêtent et nidifient.

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La lagune de Santa Caterina

C'est le long de la côte bordant la région du Sulcis que se situent la lagune de Santa Caterina, les salines de Sant'Antioco, l'étang de Porto Botte, l'étang de Porto Baiocco et ceux de Porto Pino.
La lagune de Santa Caterina est au nord du Golfe de Palmas. L'isthme qui relie l'île de Sant'Antioco à l'île mère, construit en 1939, est resté fermé pendant 40 ans, ce qui a empêché un échange des eaux et provoqué une diminution du nombre de poissons.

La lagune, qui est quand même alimentée par les canaux Palmas et Sassu, est attenante à l'installation d'une saline qui a vu le jour en 1969, à savoir celle de Sant'Antioco. Les étangs de Porto Botte et du Baiocco, que l'on trouve plus au sud, sont sans émissaires mais reliés à la mer par une ouverture artificielle.

Encore plus au sud, on peut observer les étangs de Porto Pino (étang de Maestrale, étang du Corvo, étang de Is Brebeis, étang de Foxi), qui sont séparés les uns des autres par des cordons sablonneux. La pêche des mulets et des anguilles y est gérée par une coopérative de pêcheurs. Là où les eaux sont plus profondes, comme dans l'étang de Maestrale, on peut apercevoir des cormorans, de petits grèbes, et des goélands argentés, alors que les foulques et les hérons cendrés fréquentent les eaux moins profondes.

La lagune longe la SS 126 qui de Carbonia mène à Sant'Antioco.

Près de la lagune se trouvent de nombreux points de restauration ainsi que des hôtels.

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Le Parc de Molentargius - Saline

Un lieu en équilibre entre l'homme et l'environnement, entre des plans d'eau et des vestiges d'anciennes salines : pour les 400 mille habitants environ de la vaste zone de Cagliari, c'est une oasis de distraction tout près de chez soi, pour les flamants roses, c'est la demeure parfaite. Vous les admirerez, sans les déranger à Molentargius, qui a été pendant deux siècles et demi le bassin sarde le plus riche pour l'extraction du sel marin - une activité qui a pris fin en 1985 – comme en témoigne le nom, dérivant de molenti (âne), un ancien moyen de transport des précieux chargements de sel. Déjà inclue en 1977 par la convention de Ramsar parmi les zones humides d'envergure internationale, l'espace devient un parc régional en 1999 pour protéger et valoriser un des principaux sites de halte et de nidification des oiseaux aquatiques en Europe. Le Molentargius-Saline occupe 1600 hectares à l’extrémité méridionale du Campidano, débouchant sur le golfe degli Angeli et délimité par l'urbanisation de Cagliari, Quartu SantElena, Quartucciu et Selargius, et par la promenade du magnifique Poetto. Vous en ressentirez l’unicité depuis les sommets de Monte Urpinu et de la Sella del Diavolo.

Le territoire ‘protégé’ est divisé en deux systèmes, des eaux douces et salées: une coexistence d'un genre propre. Les étangs ‘doux’ sont le Perdalonga, le Bellarosa minore et l’‘écosystème filtre’, une installation d'épuration naturelle qui sépare le Bellarosa minore des eaux salées du Bellarosa maggiore, utilisé durant l'activité salinière comme premier bac d'évaporation. Les autres zones salées sont l'étang Perdabianca, les anciennes salines de Cagliari et l'étang de Quartu, qui hébergent respectivement la seconde et la troisième cuve d'évaporation et de cristallisation du chlorure de sodium. La plaine ‘fossile’ de is Arenas sépare les deux systèmes. Les environnements ‘doux’ sont caractérisés par des étendues de roseaux, outre la végétation hydrophile; dans les lieux à haute salinité, vous trouverez des espèces rarissimes aussi.

Pour la visite au parc vous aurez l'embarras du choix: des tours guidés à pied, en vélo, en bateau le long des canaux et en bus électriques. Vous serez accompagné dans les zones qui se prêtent davantage au birdwatching: vous ferez une halte dans une cabane en face de la berge du Bellarosa maggiore, où le flamand et le goéland railleur nidifient. Même les roseaux du ‘minore’ sont un refuge d'oiseaux nidifiants : le Héron garde-bœufs, l'échasse blanche, l'aigrette garzette, le canard colvert et de nombreuses espèces de canards. Avec un peu de chance, vous observerez la timide poule sultane, au plumage bleu métallique et au bec rouge écarlate. Vous pourrez pénétrer dans les parcours à l'intérieur des espaces verts: amenez des jumelles, de manière à ne pas déranger l'avifaune. Tandis que pour l'excursion à bicyclette, vous aurez à disposition un service de location et une station de vélo libre-service.

Le paysage du Molentargius est le résultat d'un long processus industriel lié à l'histoire plurimillénaire des salines. Le parc est constellé d'architectures d'époques différentes. Les Phéniciens, les Puniques et les Romains furent les premiers exportateurs du sel sarde; sous les juges, les salines prirent une importance internationale; elles furent ensuite utilisées par les Pisans, les Aragonais, les Espagnols et les Piémontais. La production industrielle commença en 1830. Entre les années Vingt et Trente du XXe siècle, une impulsion fut donnée à travers des installations modernes qui composent la ‘ville du sel’. Vous admirerez l'édifice de la direction, celui des ‘sali scelti’, qui est aujourd'hui le siège du parc et l'ancien cercle de loisir avec une salle de spectacles, actuellement le théâtre des salines. Des ruines industrielles se placent aux côtés de l'implantation industrielle: les fortins et la ligne anti-char de la seconde guerre mondiale.

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Les étangs du Sarrabus

Dans la région du Sarrabus se trouvent, outre à l'étang de Notteri, les étangs de Colostrai et de Feraxi, l'étang de San Giovanni, l'étang des Salines ainsi que celui de Piscina Rei. C'est sur le territoire de Muravera que sont les étangs de Colostrai et de Feraxi, insérés dans la plaine côtière de San Priamo au beau milieu d'une épaisse pinède qui va jusqu'à Torre delle Saline. Leur origine provient de la stagnation de l'eau à l'embouchure du rio Picocca et du rio Corr'e Pruna lorsque vers la fin des années 1950, fut déviée la dernière partie du rio Picocca qui se trouvait dans une dépression rétrodunale, près de la plage de Cristolaxeddu. Si leurs eaux sont peu profondes, une riche végétation s'est développée sur leurs rives et accueille une avifaune composée de nombreuses espèces communes comme les foulques, les canards, les cormorans, ainsi que des oiseaux plus rares à savoir des avocettes, des martins pêcheurs, des échasses ainsi que des flamants, d'ailleurs très peu nombreux dans l'est de la Sardaigne. Des cigognes blanches ont également été vues alentours. Les étangs de Colostrai et de Feraxi, qui sont reliés entre eux, ont été classés comme ' Oasis permanent de protection de la faune '.

En remontant le long de la côte est, on tombe sur l'embouchure du Flumendosa qui a été réalisée dans les années 1850, en même temps que l'étang de San Giovanni qui la jouxte. Reliés à la mer par l'intermédiaire d'un canal artificiel, leurs eaux accueillent le grèbe castagneux, la foulque, la poule d'eau, le râle d'eau et le canard colvert. En outre, la présence d'une coopérative de pêcheurs qui élèvent des poissons et des mollusques bivalves est d'une grande importance pour l'économie de ce territoire. Non loin de Torre Salinas se trouve un autre petit étang, celui des Salines, entouré de maquis méditerranéen aux couleurs vives. Surtout pendant les mois les plus chauds, cet étang devient l'habitat idéal de nombreuses colonies de flamants roses. En outre, jusqu'à il y a peu de temps, pendant l'été, cet étang s'asséchait complètement et on pouvait venir y chercher du sel. Même si l'étang de Piscina Rei est de petites dimensions, il est très intéressant du fait que l'on peut y marcher pieds nus. Pendant les périodes de sécheresse surtout, on peut y trouver des coquillages colorés et des mollusques.

Pour rejoindre les étangs de Colostrai et de Feraxi, suivre la route panoramique 125 en suivant les indications pour Muravera . une fois à Capo Picci, suivre les panneaux indiquant Torre Salinas pour arriver aux étangs. L'étang de San Giovanni se trouve dans la localité de Marina de San Giovanni, à Muravera. Pour y arriver, emprunter la SS 125 et traverser Muravera. Quelques kilomètres plus loin, tourner à l'embranchement indiquant la plage de San Giovanni. Toujours en suivant la SS 125 en direction de Muravera, juste après la fraction de San Priamo, prendre l'embranchement pour Torre Salinas . le petit étang des Salines, relié à la mer par un canal de 300 m de long, est bien visible de la route. Enfin l'étang de Piscina Rei se trouve dans la localité de Costa Rei, sur la commune de Muravera. Il est facile à rejoindre en suivant la route panoramique jusqu'au village où sont indiqués les accès aux plages et à l'étang.