Forest'Anela
C'est sur les communes de Anela, Bono et Bultei que se trouve le territoire de Forest'Anela . instituée par un décret royal en 1886, elle a depuis lors été agrandie. Si son point le plus élevé est à Punta Masiedda (1 158 m), sa majeure partie se situe à environ 1 000 m d'altitude, sur un vaste haut-plateau d'où les eaux qui s'écoulent deviennent les principaux affluents des fleuves Coghinas et Tirso. Toute cette zone est recouverte d'un épais bois de chênes verts qui, par endroits, se mêlent à des plantes de houx . certaines parcelles reboisés ont en revanche été plantées d'exemplaires d'allochtones de hêtre, de châtaigniers, de cèdres de l'Atlas, de pins noirs et de sapins qui créent ainsi au cœur de la Sardaigne un morceau des Apennins. Les cèdres de l'Atlas de la localité de Masiemmera sont énormes, d'autant plus qu'ils s'élèvent au milieu de vastes prairies qui, au printemps, se couvrent de fleurs aux mille couleurs.
La Forest'Anela est accessible de la SP 36 Ozieri . Nughedu . Bultei, mais également de la SP 45 Ittireddu . Bono . le long de la route, un embranchement signalé par une petite cabane en bois mène à la caserne forestière qui se trouve au bout d'une route pavée.
Bonnanaro
Le village offre d'importantes attractions touristiques et des monuments, dont des nuraghes et des églises. Un détour par Bonnanaro vaut également la peine pour les fêtes locales et les célébrations religieuses. L'hypogée Corona Moltana, mis au jour vers la fin du 19e siècle, vaut la peine d'être vu. Situé sur une section rocheuse au pied du plateau, à proximité de la route nationale SS 131, il a permis de découvrir un matériel important qui a ensuite été retrouvé dans d'autres tombes en Sardaigne. En raison des particularités des poteries, du style architectural et de la manière dont les défunts étaient enterrés, cette culture a été appelée culture Bonnanaro et datée de l'âge du bronze ancien (entre 1800 et 1600 av. J.-C.). Le site de Corona Moltana comprend au total cinq chambres funéraires souterraines avec deux cellules funéraires chacune, qui étaient en partie reliées entre elles. A l'intérieur des tombes, on a trouvé, outre de nombreux restes de céramique et du mobilier funéraire, des parties de squelettes humains qui sont aujourd'hui exposées au musée Sanna de Sassari.
Sur le territoire de la commune se trouvent les restes de plusieurs constructions nuragiques, dont Maria Deriu, Penternu, Faeddas, Nieddu et Ziu Marras. Il est également conseillé de visiter les différentes églises qui se trouvent dans le village et dans les environs. L'église paroissiale de San Giorgio, construite au début du XVIe siècle et restaurée au XIXe siècle dans le style néoclassique, abrite de précieuses œuvres d'art. A l'entrée se trouvent des peintures de la Madonna del Carmelo, ainsi que des saints Sant'Antonio et San Gregorio Magno. Dans le presbytère se trouve une statue de San Giorgio sur un cheval. Dans les environs ouest de Bonnanaro, au pied du Monte Pelao, on accède à l'église Santa Maria par un petit sentier muletier. L'édifice à une seule nef date de 1682 et est une construction en briques crues, marquée par un portail avec tympan sur lequel est gravée la date de construction de l'église. Un peu en dehors du centre-ville, sur le mont Arana, se trouve le sanctuaire de la Madonna delle Grazie. L'édifice, qui appartenait aux familles nobles, a été reconstruit dans les années 1960. Le toit, avec ses poutres originales en bois de genévrier, a été conservé. Depuis le sanctuaire, on a une vue magnifique et étendue sur l'ensemble du Meilogu et du Logudoro. Tout autour du bâtiment se trouvent les logements des pèlerins, les muristenes.
Les fidèles peuvent y séjourner pendant la neuvaine qui précède le début de la fête de la Madone, le 8 septembre. L'une des fêtes les plus importantes de Bonnanaro est la fête des cerises (Sagra delle ciliegie), qui a lieu le deuxième dimanche de juin et est consacrée à la variété locale de cerises. Le programme de la manifestation comprend des concours de dialecte avec d'éminents poètes, mais aussi des stands de cerises, de vin, de friandises sucrées et de plats locaux.
Porto Alabe
Porto Alabe se trouve sur la commune de Tresnuraghes. Elle présente un sable de moyenne grosseur, dont les couleurs vont du blanc au jaune ocre et doré, avec des particules de fer. Entourée de dunes couvertes de végétation et de plantes grasses, la plage se termine au sud par un promontoire rocheux. Sa caractéristique est la couleur rougeâtre des fragments de fer contrastant avec le bleu profond des eaux. Selon les périodes de l'année, certains endroits sont recouverts par des posidonies. Ses eaux peu profondes et qui descendent doucement la rendent propice à la baignade et aux jeux des enfants.
A partir du centre de Tresnuraghes, prendre la route départementale SP 83 sur environ 5 km jusqu'à Porto Alabe, et au village de vacances au-dessus de la plage.
Les services offerts sont un grand parking, un hôtel, des restaurants et des bars.
Lu Bagnu
La plage de Lu Bagnu se trouve dans la localité du même nom, sur la commune de Castelsardo, une jolie petite ville retranchée sur un promontoire dominant le golfe de l'Asinara. Fondée en 1102 par la famille des Doria, elle joua pendant longtemps un rôle important de défense et de contrôle sur la côte et l'arrière-pays. Aujourd'hui encore, elle conserve le caractère typique d'un village médiéval, surtout dans le quartier de Su Casteddu qui, agrippé à un piton rocheux, est un dédale de ruelles étroites pentues flanquées d'édifices parfois chargés d'histoire. En contre-bas se trouve en revanche la partie moderne de Sa Pianedda. Les côtes de Castelsardo ne sont qu'une suite d'imposantes falaises de trachyte aux différentes tonalités de rouge, dont la palette va du carmin à l'orangé. Si les plages sont en très petit nombre, elles sont toutes d'une rare beauté de par le côté sauvage de leur cadre. La plage de Lu Bagnu, délimitée par Punta La Capra, s'étire assez longuement sous les parois rocheuses recouvertes de maquis méditerranéen.
Recouverte de sable fin couleur crème, ses bas-fonds sont ponctués de rochers plats et affleurants où l'eau reste chaude, un parc de jeux idéal pour les enfants. Plus au large, les fonds marins sont d'un attrait irrésistible pour les amateurs de plongée sous-marine. Comme la plage se situe en plein village, elle jouit d'un grand nombre de points de restauration. Le camping est également autorisé.
Fiorentini
La forêt de Fiorentini, sur la commune de Bultei, compte parmi les forêts domaniales les plus vieilles de la Sardaigne puisqu'elle a été instituée en 1886, en raison des particularités naturalistes exceptionnelles existant sur cette aire. Ainsi les localités de Sa Fraigada, Su Labiolaiu, Su Tassu, Sa Pruna revêtent-elles un grand intérêt paysager et naturaliste. En outre, à Sa Pruna il existe aussi un site archéologique . une tombe des géants . et que le nom même du Monte Unturzu rappelle la présence du griffon, devenu assez rare en Sardaigne aujourd'hui. Ces localités sont facilement accessibles depuis la caserne forestière de Fiorentini, même avec des voitures de tourisme et, toujours en partant de la caserne, il est possible de faire des excursions à pied aussi faciles qu'agréables.
Pour ce qui est de l'accueil et de la détente des touristes, le complexe domanial de Fiorentini est très attractif : ses structures d'accueil sont de qualité et ses points de restauration sont nombreux. En particulier, tout autour du centre services principal situé dans la localité Madonna di Fatima, un certain nombre d'édifices, récemment remis à neuf, sont réservés aussi bien à l'administration forestière qu'à l'accueil des visiteurs. Dans la localité de Sa Fraigada, outre aux nombreux édifices et aux aires de repos aménagées, une église datant du siècle dernier côtoyant un magnifique bois de châtaigniers séculaires contribuent à l'enchantement que suscite déjà le paysage. Enfin, depuis quelques années, le vieux vivier de Sa Pruna a été requalifié : en effet, la culture de plantes officinales de la flore locale (comme la digitale, la camomille, la bardane etc.) ainsi que des plantes classiques . même étrangères à la Sardaigne . est organisées en carrés dans un but aussi bien pédagogique que démonstratif. Qui plus est, de précieuses plantes arborescentes sont également cultivées tandis que celles typiquement méditerranéennes ont commencé à être commercialisées.
Depuis Bultei, emprunter la SP 36 pour Nughedu San Nicolò car elle traverse la forêt de Fiorentini en passant à côté de la caserne forestière ' A. Morelli '. Sinon, quitter cette même route au km 12 et suivre la SS 128 bis Bultei-Pattada (appelée aussi la ' route des sommets ') jusqu'à la localité de Sa Fraigada.
Bosa Marina
Un spectacle encore plus fascinant si vous l’observez de la majestueuse tour qui la domine du haut. La grande plage de Bosa Marina se trouve immédiatement au sud du port touristique et des maisons du hameau côtier de la ville moyenâgeuse de Bosa, le centre le plus important de la Planargia. La plage de sable doré d’un kilomètre de long est également large et s’abîme dans une mer aux tons vert émeraude alternés au bleu, avec un fond sablonneux qui dégrade doucement vers le large. En raison de ses eaux limpides et propres, elle accueille chaque année les 5 voiles bleues de Legambiente. C’est la plage idéale pour une journée de détente, parfaite pour les familles avec des enfants, grâce également aux services tels que des établissements balnéaires avec location d’équipement et d’embarcations, des lieux de restauration, des excursions en bateau et des plongées sous-marines. Vous pourrez pratiquer de nombreux jeux sur la plage et des sports marins, comme le kite et le windsurf. La plage se termine par une jetée en trachyte qui relie la terre ferme à l’île Rouge qui longe la plage, dominée par la tour aragonaise qui abrite, en été, des expositions temporaires.
La côte de Bosa mesure environ vingt kilomètres : la plage de Turas se trouve au sud, une longue étendue de sable clair qui plonge dans la mer verte et cristalline avec des fonds tout de suite profonds. Les autres perles se trouvent au nord, le long de la route panoramique pour Alghero, à commencer par s’Abba Druche, à quatre kilomètres de la ville. Un kilomètre plus au nord, vous trouverez la splendide Compoltitu, du sable blanc dans une rade en partie fermée et entourée de rochers lisses. Après deux autres kilomètres, il y a cala sa Codulera : des cailloux et des eaux limpides surveillés par une tour aragonaise. À côté on trouve Torre Argentina, une série de petites criques et de blanches falaises, proches les unes des autres, qui alternent le sable aux rochers plats, qui plongent dans le bleu cobalt. Plus haut, presque à capo Marargiu, le promontoire des vautours fauves – où vous pourrez repérer ce rare rapace – il y a la cala Managu qui est abritée : du sable fin couleur ambre clair et des eaux toujours tranquilles d’un très beau bleu-vert. En face, un îlot la rend encore plus particulière.
Ittiri
Ittiri se trouve dans la province de Sassari, sur un haut-plateau s'élevant à environ 450 m d'altitude, au beau milieu de plantations d'oliveraies et de vignes recouvrant des zones de hauts-plateaux et de plaines. En vertu des nombreux vestiges archéologiques - tels que nécropoles et nuraghes -, le village de Ittiri a une très longue histoire. Ptolémée d'Alexandrie reporte d'ailleurs dans sa description de la Sardaigne (IIe s.) que les Coracenes ont été les premiers habitants de Ittiri et qu'ils auraient occupé la région située entre Coros et le village antique de Carbia, non loin de Alghero.
Après les Coracenses vinrent les Libyens, les Galates, les Étrusques, les Phéniciens et enfin les Carthaginois. En outre, les Romains vinrent s'installer dans la région entre la première et le deuxième guerre punique. Pendant le Moyen-Âge, Ittiri fit partie de la Curadoria de Coros et, autour de l'an mille, le village fut colonisé par des moines qui y fondèrent des monastères, les églises de Paulis et de Coros ainsi que le monastère et l'église de Santa Maria di Cea. Les rues de la vieille ville sont embellies de statues en trachyte rouge, une pierre que l'on trouve en abondance dans les campagnes alentours.
D'ailleurs, si Ittiri est renommé pour ses tissus et ses broderies artisanales, c'est également est un centre important de production et de travail de la trachyte. En effet, la Biennale de la trachyte y est organisée en même temps qu'un concours de sculptures lors duquel les œuvres en compétition sont exposées dans le centre du village. En outre, Ittiri est depuis des années le théâtre d'un festival international de danses populaires qui a lieu qui pendant l'été et qui attire des artistes venant du monde entier.
Marina di Sorso
La plage de la Marina di Sorso peut être considérée comme l'une des plus belles plages de cette région. Ses eaux cristallines, son très fin sable blanc et la végétation spontanée qui l'entoure (genévriers, chardons, palmiers nains et lys de mer) font qu'elle est parmi les plus fréquentées de la côte. Très étendue, elle est baignée par des eaux d'un bleu intense, tout comme la plage de Platamona qui est juste à côté. Elle est appréciée des baigneurs, non seulement parce que l'accès y est facile par des chemins en épi qui partent de la route principale, mais aussi pour les nombreux services qu'elle possède comme son grand parking.
La plage dispose de différents types de points de restauration allant du bar au restaurant. Les voyageurs désireux de séjourner dans cette localité trouveront un hôtel situé non loin de la baie, tandis que les plus aventureux pourront camper pour passer leurs vacances sous l'enseigne de l'indépendance. La plage compte aussi des établissements balnéaires où louer des pédalos permettant de découvrir plus aisément la côte. Lorsque le vent se lève, c'est l'endroit idéal pour les passionnés de surf et de planche à voile, tandis que la limpidité de ses eaux est irrésistible pour les plongeurs. Derrière les dunes, une pinède protège des cultures, en particulier des vignes produisant un vin de grande qualité.
La Pelosa
Sable blanc très fin, eau limpide et aux chevilles pendant des dizaines de mètres, mer aux teintes bleu-ciel et turquoises qui se confond avec le ciel, panorama pittoresque des tours des alentours. Les récifs de Capo Falcone, l’île Piana et l’Asinara, protègent contre la fureur de la pleine mer la plage de la Pelosa : un paradis tropical digne de la scène d’un film. Les touristes du monde entier, après l’avoir visité, définissent ainsi un cadre parfait enrichis d’éléments naturels et historiques. Si vous séjournez au nord de la Sardaigne, vous ne pouvez manquer de faire une halte à la belle plage de Stintino, que tout le monde définit comme l’une des plus belles plages d’Europe.
La mer, grâce à la barrière naturelle, est toujours calme même lorsque le mistral souffle fort. Elle est incrustée dans le maquis méditerranéen, notamment, les genêts qui vous rappellent d’être en Sardaigne, malgré l’aspect typique des Caraïbes. Juste en face se trouve un îlot avec une tour aragonaise remontant à 1578. C’est le symbole de la Pelosa, où y arriver à pied après avoir traversé une autre charmante baie, La Pelosetta se trouve juste à côté de sa « sœur ainée ». La zone est dominée par l’ancienne tour sarrasine appelée del Falcone. En face se trouve l’île Piana, jadis pâturages pour les troupeaux qui nageaient jusqu’à l’île traînés par les bateaux, tellement plate qu’on peut admirer le spectacle des majestueux rochers de l’Asinara qui se dressent derrière elle. On peut explorer la mystérieuse île-parc, où le temps semble s’être arrêté, en s’embarquant au port touristique de Stintino ou sur le quai de l’Ancora sur des bateaux à moteur ou des canots d’opérateurs agréés.
Le pittoresque bourg de Stintino, relié aussi par des bus-navette, se trouve à cinq kilomètres de la Pelosa. Vous trouverez au village et le long de la route des hôtels et des restaurants où déguster les spécialités du terroir comme la célèbre langouste et la poutargue. La pêche et la préparation du thon est l’une des anciennes traditions locales, à revivre dans le musée du Thonaire. Le territoire de Stintino regorge de merveilles côtières comme les petits galets blancs et la mer éblouissante de la longue plage de la Saline.
Tergu
Tergu est un petit village à quelques kilomètres de Sassari, relié à la ville voisine de Castelsardo par une route qui part du lieu-dit Lu Bagnu. Il est situé dans une conque fertile, habitée depuis des époques reculées. Il est composé d'un petit noyau central et de maisons éparpillées dans la campagne. Le village est très petit. Les maisons sont typiques des villages agricoles de Sardaigne, basses et pourvues de grandes cour intérieures. La présence humaine dans la conque de Tergu est attestée dès la période nuragique. Près du nuraghe Colbu, des témoignages de la présence romaine ont été mis à jour, avec une nécropole qui a restitué des stèles funéraires du type de 'Viddalba' et des urnes cinéraires en pierre et en terre cuite.
Le territoire de Tergu possède une édifice de grand intérêt, l'église romane Nostra Signora di Tergu, édifiée par les Bénédictins du Mont Cassin en même temps qu'un monastère dont il ne reste pas de traces. Tergu est un village à vocation essentiellement agricole. Parmi les évènements les plus importants, la fête en l'honneur de Notre Dame de Tergu, dont les festivités religieuses et profanes se mêlent dans les rues du village et offrent des danses et des chants sardes porteurs d'identité. Parmi les productions locales, le travail de paniers faits en palmier nain qui occupent une place importante dans la production artisanale de l'île.