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Ortacesus

Le territoire d'Ortacesus est dans une plaine au nord du bassin du Flumini Mannu. Le village est né dans une zone riche en habitats, le long de la route entre Senorbì et Guasila. On y trouve de nombreuses sources d'eau minérale, Mitza S'Orrù, Mitza Su Fenu et Fontana Bangius, déjà utilisée pour les thermes romains. La région d'Ortacesus a été peuplée dès l'époque nuragique. Les sites archéologiques découverts dans le territoire et les nuraghes sont nombreux, dont le célèbre nuraghe S'Omu de s'Orcu, à la limite avec Guasila. L'origine du toponyme est encore douteuse, mais il est certain que le village s'appelait autrefois Orzochesos, et faisait partie du Judicat de Cagliari, dans la curatoria de la Trexenta. La structure urbaine du village est un reflet de la tradition de cette région, avec des rues étroites et des ruelles qui se croisent à l'infini. Les maisons sont basses et faites avec les matériaux typiques des constructions agricoles.

La visite du Musée du blé est très intéressante pour le visiteur. Il documente les traditions de la culture, du travail et de la consommation du blé dans la région historique de la Trexenta, à laquelle Ortacesus appartient. A conseiller aussi, la visite des églises San Bartolomeo, Sant'Isidoro, San Pietro et Santa Lucia. La fête de Saint Bartolomé, les 24 et 25 août, est très belle : elle associe une procession religieuse de cavaliers en costumes traditionnels accompagnés de musiciens à des feux d'artifice, des courses de chevaux et de vélo, une joute poétique en sarde du Campidano et des danses sur la place du village.

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Maraté - Musée de l'Art du Cuivre et du Tissu

Le Musée Maraté a son siège dans le couvent des Pères Piaristes, récemment restauré. Il présente le travail du cuivre et le tissage qui, à Isili, montrent à la fois des spécificités et des caractères communs à la tradition sarde.

Le Musée est organisé en deux sections : la première documente le travail traditionnel du cuivre, avec son moyen de commercialisation caractéristique, la vente ambulante . la seconde présente l'art du tissage et la production de tapisseries, véritable synthèse entre innovation et tradition. On y voit la reconstitution d'une boutique de chaudronnier, avec tous les outils originaux y compris le charriot typique de la vente ambulante, chargé d'objets neufs et d'objets usagés récupérés pour fondre de nouveau la matière première. Les thèmes développés sont ceux du travail du cuivre, de la minéralogie, de la métallurgie et de l'utilisation des objets de cuivre dans les activités d'élevage et de la maison, du langage particulier des chaudronniers et des aspects liés à la vente ambulante.

La partie dédiée au tissage expose trente tapisseries de grande valeur artistique, réalisées à la main sur des métiers horizontaux, avec de la laine et des décorations de cuivre. Elles sont accompagnées de croquis de projets et de panneaux qui montrent l'entier parcours technique et artistique, depuis la production de la laine jusqu'aux techniques de teinture avec des plantes tinctoriales et à l'utilisation du cuivre, qui produit des effets de couleurs originaux.

Une vidéo présente, avec une foule de détails, toutes les phases du travail du cuivre et des tissus. La sonorisation du Musée permet de donner un environnement musical aux objets : archives sonores, bruits de l'environnement, langues locales et mélodies accompagnent le visiteur dans un voyage à travers le temps.

Le Musée d'Isili est le seul musée sarde dédié au cuivre. Il décrit la naissance, dans la boutique du chaudronnier, d'objets à la fois utiles et très beaux, comme les casseroles qui constituaient un symbole de statut social pour la mariée. Le parcours guidé permet de visiter les boutiques du cuivre et l'atelier des tisserandes, et d'assister à des démonstrations des techniques de tissage.

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Piscinas

Petit village du Bas Sulcis situé entre les villages de Santadi et de Giba, Piscinas, à 66 m d'altitude, compte 886 habitants et a une superficie de 14 km2. Le toponyme est d'origine latine, et correspond au nom du fleuve qui traverse son territoire, le Rio Piscinas. Au Moyen-âge, il appartenait au Judicat de Cagliari, qui le céda ensuite à Pise et à Gênes. Après l'an Mille, le village connu l'installation de moines et la construction de couvents. En 1355, la Villa de Piscinas, mentionnée dans les chartes féodales avec Giba, fut intégrée aux possessions du noble Guantino de Serra. Au XVIe siècle, il fut cédé en fief au Magnifique Pietro Salazar. Au XIXe siècle, il devint une partie de Villarios, crée en 1853 et qui comprenait aussi Giba, Masainas et Sant'Anna Arresi.

La villa patricienne de la famille Salazar, entourée par un grand jardin luxuriant, est un endroit très intéressant. Elle fut construite à la fin du XIXe siècle par l'architecte Giorgio Asproni, fils du député sarde. L'édifice, appelé aussi Villa Bice, accueille aujourd'hui des manifestations culturelles. Certaines zones du territoire, qui ne font pas partie de ses limites administratives mais des villages voisins, sont parsemées de sites archéologiques très intéressants qui témoignent de l'ancienneté de la fréquentation humaine. Les restes trouvés dans la grotte de Su Benatzu, à Monte Miana et dans les domus de janas datent du Néolithique (VIIe- VIe millénaires av. J. -C.). Des vestiges des civilisations phénicienne et carthaginoise ont été retrouvés dans les fortifications de Pani Loriga, construites pour défendre les exploitations agricoles contre les incursions. Piscinas est célèbre pour la production artisanale de nattes de canne sarde réalisées avec du fil de fer recouvert de zinc. Parmi les manifestations qui animent le village, chaque 5 août a lieu la fête dédiée à la Sainte Vierge de la Neige. Le même mois, la ' Fête de l'éleveur et des pâtes ' attire de nombreux touristes. En hiver, le Carnaval paysan est très caractéristique, avec son masque typique appelé Cicittedda.

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Senorbì

Situé à 204 m d'altitude, Senorbì est au centre de la Trexenta dont il fut le chef-lieu. Son territoire d'appartenance, qui comprend aussi bien des collines que des plaines bien irriguées, est très fertile et garantit de belles récoltes à la population locale. L'origine de son nom est encore très discutée aujourd'hui, même si la théorie la plus séduisante avance qu'elle dérive de l'union de deux mots latins sin (la déesse lunaire) et Orbis (disque), ayant le sens de ' disque lunaire '. La vieille ville est un labyrinthe de ruelles très étroites bordées de maisons basses. Dans le reste du village en revanche, l'influence de l'architecture du XIXe est tangible et l'on peut y admirer de très beaux exemples de villas. Mais les nombreuses maisons rurales, qui reflètent la structure architecturale typique de la région de la Trexenta, sont souvent très bien conservées, même si elles datent de plus d'un siècle.

À Senorbi, différents circuits de promenades urbaines sont proposés aux visiteurs. Tout d'abord celui des édifices religieux, englobant l'église paroissiale de Santa Barbara, l'église de Santa Mariedda et celle de San Sebastiano. Ensuite, le musée archéologique municipal Sa Domu Nosta, même s'il est petit, est très intéressant à visiter : aménagé dans une vieille maison du Campidano entièrement restaurée, ses collections offrent un cadre exhaustif des pièces archéologiques qui ont été retrouvées dans les alentours du village, tandis que des expositions temporaires y sont organisées à côté des entrepôts et des ateliers. Enfin, à quelques kilomètres du centre habité, on peut admirer la très importante nécropole punique de Monte Luna qui comprend un village (qui n'a pas encore été fouillé) donnant sur la colline. C'est de ce site que proviennent des pièces à la valeur inestimable - et pas uniquement scientifique d'ailleurs - comme des bijoux de femmes aujourd'hui exposés au musée archéologique national de Cagliari. En outre, non loin de Senorbì, la visite aux nuraghes de Sisini et de Simieri est digne d'intérêt. C'est justement dans la fraction de Sisini que se trouve la très belle maison de maître de la famille Aresu, connue comme ' Villa Aresu ' : récemment restaurée, ce vieux monument est doté d'une incontestable valeur historique et architecturale. Enfin, si les collines entourant Senorbì sont sillonnées de parcours de VTT, pendant la saison d'été, ce village devient le théâtre de deux manifestations importantes : le Festival du folklore (la dernière semaine de juillet) et la fête de la sainte Mariedda (le 5 août) pendant laquelle ont lieu des cérémonies religieuses et civiles.

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Giba

Le village, sur le versant occidental des collines Arcu Sa Cuxu et Montixeddu, est formé de deux agglomérations : Giba et Villarios. Le territoire de Giba abonde en terres fertiles qui ont favorisé le développement des activités agropastorales : on produit ici d'excellents fromages et on cultive la vigne, les tomates et de délicieux artichauts. La zone est fréquentée par l'homme depuis l'antiquité, comme le démonte la présence de domus de janas remontant à 3500 ans av. J. -C et de nuraghes. D'autres traces prouvent le passage des Romains. Certains pensent que le village fut fondé pendant les invasions vandales : les nouveaux conquérants déportèrent en Sardaigne de nombreux nord-africains de Mauritanie, qui se mêlèrent aux habitants du lieu et laissèrent en héritage leur traits physiques, encore clairement visibles dans la population du Sulcis, qui est toujours surnommée maurreddina

Le 14 juin 1323, devant la plage de Porto Botte, à peu de distance du village, l'infant Alphonse débarqua avec sa flotte, et commença la conquête aragonaise de l'ile. La principale caractéristique de Giba est sans doute l'eau : le village est en effet entouré par la mer, les étangs, et un lac artificiel. La plage de Porto Botte est très fréquentée par les amoureux de tranquillité et, ces dernières années, par les passionnés de kitesurf. Derrière la plage se trouve le troisième ensemble d'étangs de l'île, l'étang de Porto Botte, qui attire les passionnés d'observation des oiseaux, car c'est l'habitat naturel des flamants roses, hérons, avocettes élégantes, échasses blanches, aigrettes garzettes et busards des roseaux. Giba offre également de nombreuses possibilités de visites archéologiques : en plus des domus de janas, dont la plus ancienne remonte à 3500 ans av. J. -C., la zone est parsemée de nuraghes. Parmi ceux-ci, à visiter le nuraghe Meurra, un ensemble très intéressant comprenant un village et différentes tombes de géants, et le nuraghe Villarios.

L'arrivée à la fin du premier millénaire des moines du Mont Cassin et de Saint Victor amena la construction de différents monastères : l'un d'entre eux est encore intact, à la périphérie nord du village. L'église Santa Marta, dans les campagnes de Villarios, est du XIe siècle. L'artisanat du tissu a un rôle important pour le village, avec la fabrication de magnifiques tapis et tapisseries selon les anciennes traditions, sur les métiers à tisser typiques. D'autre objets de grande valeur, fabriqués en famille et qui ont un succès grandissant parmi les visiteurs sont les couteaux, les paniers et autres. Le 29 juin, on fête le saint patron San Pietro, avec une procession qui traverse les rues du village au cours de laquelle quatre hommes en costume traditionnel transportent la statue du saint et des spectacles qui durent trois jours. Depuis 1994, durant la première décade d'août, se tient la Fête du pain, occasion unique pour rappeler l'ancien rite de la fabrication du pain dans toutes ses phases. A cette occasion, on utilise des fours traditionnels réalisés en brique de terre et une exposition ethnographique sur ce thème est organisée. Pendant les trois jours de la fête, il est possible de déguster des produits locaux comme la saucisse, le fromage et le vin, ainsi que le délicieux pain de Giba dans toutes ses déclinaisons (civraxiu, pain aux olives, au fromage, à la ricotta, aux lardons).

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Cala Lunga - Isola di San Pietro

L'anse de Cala Lunga, dans la localité de La Punta sur l'île de San Pietro, est une falaise rocheuse surplombant la mer, située entre ' La Punta ' et les ' Tacche bianche ' avec ses falaises de tuf à pic sur l'eau. Au large, à quelques centaines de mètres de la côte, on peut apercevoir les filets de pêche au thon : cette précieuse denrée est ensuite exportée, depuis l'île de Carloforte, jusqu'au Japon. L'île de San Pietro - qui comprend deux îles mineures, à savoir l' ' Isola Piana ' et l' ' Isola dei Topi ' . est séparée de l'île de Sant'Antioco par le détroit des Colonne. Si ses côtes sont pour la plupart découpées, avec des grottes et des falaises surplombant la mer, elles sont sablonneuses dans la partie ouest. Le seul centre habité de cette île est Carloforte, fondé en 1738 par un groupe de pêcheurs originaires de la Ligurie mais qui venaient de Tabarka, en Tunisie. Elle est à environ 30 minutes de bateau de Calasetta ou de Portovesme.

Cala Lunga se trouve dans la localité de La Punta sur l'île de San Pietro (commune de Carloforte). Depuis le port de Carloforte, emprunter la route du bord de mer n&deg. 101 qui mène tout au nord de l'île, jusqu'à La Punta : la plage est signalée sur la gauche, au commencement d'une piste.

C'est la crique idéale pour ceux qui aiment la tranquillité, loin de la foule des baigneurs. En outre, la beauté de ses fonds marins se prête bien aux explorations sous-marines.

Sa Jara Manna - Giara di Gesturi

Une île dans l’Île, un lieu magique dont les caractéristiques morphologiques et floristiques-faunistiques sont absolument uniques. La Giara, comprise en Marmilla et Sarcidano est un haut-plateau basaltique d’origine volcanique. Elle est connue également comme Giara dei Gesturi (nommée sa Jara manna), mais concerne le territoire de dix Communes : Albagiara, Assolo, Genoni, Genuri, Gesturi, Gonnosnò, Senis, Setzu, Sini et Tuili. Le mot dérive peut-être de glarea, gravier, caractéristique de ces lieux.

Du haut de la Giara, la vue va du Gennargentu au Campidano, de la Marmilla à la mer dans le lointain. Le symbole de son territoire est une espèce équine unique en Europe, de nature sauvage et de petite taille, dont l’origine est méconnue. Il semble que le petit cheval de la Giara a été introduit durant la période nuragique ou punique. Au cours du Moyen-âge des troupeaux entiers vivaient sur l’Île, certains peuplaient Sant’Antioco jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’unique lieu où ils vivent aujourd’hui à l’état sauvage est la Giara où ils se sont adaptés particulièrement bien. Vous pourrez les observer de près pendant qu’ils galopent entre les chênes-lièges, chênes, chênes verts, oliviers sauvages et maquis méditerranéen. Dans le haut-plateau de Gesturi, en plus des petits chevaux, on peut facilement rencontrer des sangliers, lièvres, oies et renards et assister au vol de plus de soixante espèces de volatiles. La zone est ce qui convient de mieux à l’équitation et au vélo.

Mais cette zone et les voisines ne sont pas les seules à être parfaites pour une excursion archéologique : au pied de sa Jara manna se dresse un des ensembles nuragiques les plus importants de l’Île, c’est su Nuraxi di Barumini, l’unique reconnu comme inscrit au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO. Tout près il existe d’autres hauts-plateaux basaltiques, comme la Giara de Siddi (appelée su Pranu), où se trouve la tombe des géants sa domu ‘e s’Orku, et la Giara de Serri avec le magnifique sanctuaire nuragique de santa Vittoria.

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Musei

C'est le long du fleuve Cixerri, dans la vallée du même nom, que l'on rencontre le village de Musei. Beaucoup d'hypothèses ont été formulées au sujet de ce curieux toponyme, mais aucune n'a pu être encore confirmée. Du Moyen-Âge au XVIIe s., le village s'appelait Villa di Prato. Puis les jésuites arrivèrent et il changea de nom en Musei, que quelques-uns pensent être le nom de Iesum retranscris en partant de la fin. D'autres pensent en revanche qu'il dériverait de "Moisè", soit le nom d'un groupe de juifs venu s'installer là, ou encore du terme sémitique "mosià" qui signifiait ' mansion '.

La présence de nuraghes ainsi que des vestiges puniques et romains montrent que cette zone a été habitée dès les temps les plus anciens, en vertu de la fertilité du sol irrigué par les eaux du Cixerri et de ses affluents. Au Moyen-Âge, Villa di Prato fit partie du Judicat de Calari et de la curatoria du Sigerro avant de passer, après 1257, aux mains de la famille pisane des Della Gherardesca. L'habitat actuel naquit suite à la donation que la famille des Rossellon . les feudataires qui étaient à l'époque propriétaires de toute cette zone . fit à la Compagnie de Jésus qui construisit l'église ainsi que le couvent auxquels de nouvelles habitations vinrent s'ajouter. Ces dernières prirent parfois des formes intéressantes, comme quelques petits immeubles, qui se distinguent des maisons basses caractéristiques de la plaine du Campidano, probablement à cause de la présence des Jésuites qui introduisirent ainsi un type de construction différente de celle qui était communément utilisée.

De fait, les Jésuites firent édifier, au XVIIe s., une église en style baroque tardif tout à fait intéressante. Qui plus est, ils la décorèrent de très belles œuvres d'art, parmi lesquelles une croix de procession en argent laminé. En effet, à l'époque où le village fut refondé, il possédait certains fours de fusion pour le travail d'objets en argent destinés au marché local. Le saint patron du village est bien sûr Ignace de Loyola, le fondateur de la Compagnie de Jésus, en l'honneur duquel une fête est célébrée le 31 juillet : à cette occasion, de nombreux fidèles ainsi que de simples visiteurs provenant des villages voisins se rencontrent à Musei.

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Sinnai

Sinnai est situé sur le versant oriental des monts du Campidano de Cagliari. Sa position lui offre une vue spectaculaire sur le golfe de Cagliari, les collines des Monts de Serpeddi et des Sette Fratelli. Le village est caractérisé par ses maisons de style du Campidano.
Son économie est fondée essentiellement sur les activités agropastorales et sur la production d'huile d'olive. En été, automne et hiver, la récolte des champignons est répandue. Le miel est d'excellente qualité. Par tradition, on travaille le jonc et la paille.
L'ancienne église Santa Barbara Vergine, patronne du village, a un grand intérêt archéologique. Elle abrite une statue de bois de la sainte, un autel et un baptistère en marbre.
On peut visiter la Pinacothèque Municipale, et le Musée archéologique où sont exposées les pièces trouvées au nuraghe Santa Itroxia.
Les amoureux de la nature peuvent visiter le Parc Naturel Régional des Sette Fratelli, de Monte Paulis et Punta Ceraxa, qui abrite une faune et une flore variées.
Enfin, conseillons aux passionnés de randonnée les itinéraires dans la pinède séculaire de Sinnai, autour de la colline de Bruncu Mògumu.

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Narcao

Narcao est un village de la province de Carbonia-Iglesias qui se trouve au centre d'un bassin géologique dont les origines remontent à l'ère tertiaire. Son territoire d'appartenance s'étend du Monte Tamara au Monte Nieddu, et confine avec les forêts de Pantaleo et de Rosmarino. Ce village du Sulcis a connu les premières installations humaines à partir du Néolithique. Les pièces archéologiques qui ont été découvertes dans la grotte de Su Maiu sont aujourd'hui conservées au musée archéologique national de Cagliari. En revanche le nuraghe Atzei, fouillé depuis peu, appartient à la civilisation nuragique. Situé à l'intérieur du parc de la montagne dont il a pris le nom, cette grande structure irrégulière en couloir appartient au type du proto-nuraghe archaïque. Non loin du village, dans la fraction de Terraseo, on peut observer un temple punique consacré à Déméter, dont les sections d'origine ainsi que les remaniements romains (qui n'ont cependant pas transformé la forme originelle) sont bien visibles. Le village à proprement dit se développa à partir de 1600, lorsque se réunirent tous ces "viddazzoni" (des maisons champêtres où vivaient les paysans et les bergers) qui avaient été construits à partir du Moyen-Âge. Narcao, qui fit partie de la curatoria du Sulcis, dans le Judicat de Cagliari, devint une commune à part entière en 1853, grâce à un décret-loi royal. Aujourd'hui, il compte environ 3 000 habitants.

Dans les environs de Narcao, les mines Rosas et leurs bâtiments sont un très bel exemple d'archéologie industrielle. La mine, qui commença à être exploitée en 1851 grâce à un acte signé par Victor-Emanuel II, resta en activité jusqu'en 1978, année où cessa l'extraction de plomb, de cuivre et de zinc. Cependant, le village fait aujourd'hui partie du Parc géominéral, historique et environnemental de Sardaigne. En outre, tout près de la fraction de Terraseo, la grotte de Su Bacculu, qui se développe dans le calcaire cambrien, mérite bien une visite car ses cavernes sont ornées de très beaux stalactites et de magnifiques coulées. Dans le centre habité, on peut admirer de nombreuses maison construites en briques crues et décorées de peintures murales, réalisées par des artistes locaux et reproduisant des moments de la vie de la mine. L'église paroissiale est consacrée à San Nicola et la fête en son honneur est célébrée chaque année du 12 au 16 août. Le simulacre du saint est porté en procession dans les rues du village tandis que défilent les traccas, des chariots traditionnels décorés et tirés par des bœufs. Du point de vue artistique, Narcao est réputé pour son Narcao Blues Festival,  que les amateurs du monde entier connaissent bien. La musique du diable, comme on l'appelle, est ici chez elle. D'ailleurs, plusieurs revues spécialisées citent ce festival parmi les plus importants d'Italie. Né en 1991, il offre à tous les passionnés de blues des moments inoubliables dans cette contrée du Bas-Sulcis.