Espace muséographique de Armungia
L'espace muséographique d'Armungia comprend le Musée ' Emilio et Joyce Lussu ', le Musée Ethnographique ' Sa domu de is ainas ', qui documente la culture traditionnelle d'Armungia, la Boutique du Forgeron, qui abrite les outils utilisés par l'ancien forgeron-ferronnier, et le Nuraghe Armungia.
L'exposition se situe dans la Maison du Secrétaire, une belle demeure de maître en pierre construite entre le XIe siècle et le début de XXe siècle, qui a appartenu à la famille Dessì. A l'intérieur, l'édifice conserve les éléments et les pièces caractéristiques, au nombre desquelles le puits, le four à pain, la chapelle privée et la petite place intérieure, aujourd'hui utilisée pour des évènements culturels.
Le Musée est dédié à Emilio Lussu (Armungia 1890 . Rome 1975) et à Joyce Salvadori Lussu (Florence 1912 - Rome 1998), acteurs de première importance de l'histoire du XXe siècle et la bataille démocratique et antifasciste dans notre pays. La Salle des photos retrace leurs vies, l'enfance d'Emilio Lussu à Armungia, puis les évènements dramatiques de la deuxième guerre mondiale, la fondation du Parti Sarde d'Action, la lutte antifasciste, jusqu'à l'expérience politique dans la deuxième partie du XXe siècle, avec la reconstruction d'une Italie exténuée par le conflit et la dictature. La Salle multimédia offre la possibilité de voir le CD ROM ' Emilio Lussu : histoire d'un homme ' et ses contenus : photographies, textes d'approfondissement, documents d'archives numérisés, reconstitutions filmées et interviews d'époque. La Salle des livres est dédiée à la production littéraire des Lussu, et permet de connaitre les principales œuvres d'Emilio (' La marche sur Rome et autres lieux ', 1931, ' Un anno sull'altopiano' - Une année sur le haut-plateau - 1938, ' Il cinghiale del diavolo ' - Le sanglier du diable - 1938), et de Joyce (' Fronti e frontiere ' - Fronts et Frontières - 1945) à travers des pupitres interactifs qui en décrivent les contenus. Les salles du musée accueillent aussi des expositions permanentes : les œuvres primées lors de l'exposition d'art ' Emilio Lussu : une vie d'engagement ' et l'exposition photographique ' 1971 : Emilio, sa maison, sa famille, son Armungia ' du photographe Franco Caruso, dont les prises de vue inédites témoignent du lien fort qui unissaient les deux Lussu aux gens et aux lieux d'Armungia.
L'exposition est consacrée à deux personnages de grande importance : Emilio, le légendaire combattant de la Grande Guerre, le leader politique, l'écrivain et essayiste, et Joyce Salvadori, qui partagea sa vie, ses passions et son amour pour sa petite patrie des origines.
Terralba
Terralba se trouve entre deux baies des étangs de Marceddì et de San Giovanni. Son territoire présente de nombreuses traces d'implantations nuragiques, comme les villages de Pomata et de Coddu su Fennugu, au lieu-dit San Giovanni.
Le village est célèbre pour les mulets, les anguilles et les palourdes, mais surtout pour la culture et la production de vin A.O.C., comme le Monica di Sardegna, le vin blanc Nuragus et les vins rouges du Campidano de Terralba.
Le 21 août, on fête la Vierge de Bonaria, avec une procession qui part du village pour arriver à la mer, dans laquelle on lance des couronnes de fleurs.
A visiter, la cathédrale San Pietro, patron du village, qui abrite un pupitre de bois du XVIIe siècle, et une très précieuse croix d'argent espagnole. Sur rendez-vous, on peut visiter le Musée Historique et Ethnographique Eliseo, qui conserve des pièces archéologiques et des objets d'art.
Torre dei Corsari
La plage d'Arbus se trouve sur la Costa Verde et présente un littoral doré, baigné de turquoise.
Elle s'étend sur environ 1,5 kilomètre à partir du village de Pistis, avec un sable doré qui contraste avec la couleur argentée des rochers, le bleu profond de la mer et le vert de la végétation méditerranéenne typique qui couvre les collines environnantes.
Si vous aimez le surf, Torre dei Corsari a du vent et c'est la plage qu'il vous faut. Elle offre tous les services et commodités que vous pouvez souhaiter. L'eau de la plage est claire et très propice à la baignade.
La Costa Verde doit son nom au vaste tapis de genévriers, de myrtes et d'arbousiers qui recouvre les dunes derrière la plage. Ne manquez pas de visiter d'autres plages, comme la merveilleuse Marina d'Arbus, Piscinas, Capo Pecora et Scivu.
Collection Delitala
La collection présente 66 œuvres graphiques : xylographies, eaux-fortes, lithographies et deux importantes peintures à l'huile offertes par Delitala lui-même à la Ville d'Orani à l'occasion de son centième anniversaire.
Parmi les œuvres exposées, à côté des portraits de son père et de sa mère, à signaler les représentations de nature religieuse, fortement scénographiques et exaltées par la variété graphique.
Les scènes de la vie villageoise et paysanne, de la danse du bomborombò au pressage du raisin, sont une fenêtre ouverte sur le monde sarde. Les gravures ' Personnes en 1908 ' , ' Personnes en 1918 ', ' Héros ', ' Personnes en 1938 - Laboureurs ' retracent des moments de la vie des sardes de la Barbagia, réglée par un archaïque code d'honneur non écrit.
Connaitre les œuvres de Mario Delitala, c'est aborder un moment particulièrement fertile de l'art sarde, quand les graveurs de l'île s'imposèrent dans le panorama artistique national grâce à leur qualités techniques raffinées et à l'intensité dramatique, lyrique et poétique de leur inspiration.
Adresse : piazza Italia, 7 (Mairie) - 08026 Orani
Tél : 0784 74123- 0784 74462
Propriétaire : Mairie d'Orani
Gestion : Mairie d'Orani.
Nuraghe Arrubiu
Le surnom de Géant rouge dérive de ses proportions majestueuses et des nuances rouges des lichens qui colorent ses murs de pierre basaltique. L'ensemble de Nuraghe Arrubiu, sur le territoire d'Orroli, s'étend sur cinq mille mètres carrés et se compose d'une tour centrale (mastio) de 15 mètres de haut – à l'origine le double - entourée d'un puissant bastion formé de cinq tours, cerné à son tour par une muraille défensive avec sept tours unies par des courtines. À l'intérieur il comporte de nombreuses cours. Un autre rempart avec cinq tours reliées par des murs se dresse au sud-est. Au total on compte 21 tours. À l'intérieur du mastio (tour centrale), dont il reste le premier des trois étages, en parcourant un étroit passage, vous arriverez à la chambre centrale qui contient un âtre et un vase rituel. La couverture en tholos (fausse coupole) est intacte, comme dans certaines des tours plus petites.
Dans les cours on a découvert des : banc, citernes, foyers, alcôves, escaliers, accès, corridors et espaces couverts. Tout autour, tant de restes de cabanes. Le long du côté est, il en existe une grande et ronde : c'est celle des réunions, avec des sièges le long du périmètre et un âtre au milieu. Le monument ‘vécut’ entre les XIVe et IXe siècles av J.-C., par intermittence. Après un écroulement, il resta inhabité jusqu'au IIe av J.-.C. quand les Romains en firent un laboratoire pour la production du vin : deux cuves et des outils pour presser le raisin en témoignent. La datation et l'importance du site sont confirmées par les pièces : des céramiques importées du Péloponnèse se détachent et attestent des contacts non occasionnels même avec la civilisation mycénienne.
La zone archéologique d'Orroli est au centre du doux relief de Pran’ e muru, pour contrôler le territoire le long du medio Flumendosa. Les gorges, dans lesquelles s'écoulait le fleuve, sont aujourd'hui en partie submergées par deux lacs artificiels. Un territoire profondément marqué par l'homme dès la préhistoire, comme le confirme l'extraordinaire concentration de vestiges du passé : du Néolithique à l'âge de Bronze et du Fer, jusqu'aux reliques romaines et du haut moyen-âge. L’Arrubiu était la pierre angulaire, autour duquel gravitaient les nuraghi satellites qui dominaient les points stratégiques et les voies d'accès. Près de l'ensemble, voici la tombe des Giganti della Spada (Géants de l'Épée). Tandis que dans le parc de su Motti, dans un bois de chênes pubescens, il existe une nécropole de 15 domus de Janas. Dans le village on trouve, au contraire, Casa del Nuraghe Arrubiu, un musée issus d'une ancienne demeure qui présente dans douze salles les résultats des fouilles commencées en 1981.
Is Pruinis
Is Pruinis se trouve sur l'île de Sant'Antioco, sur la commune du même nom. On y arrive par la route qui mène du village aux plages. C'est la plus grande des îles mineures de Sardaigne, et elle est reliée à la terre ferme par un isthme probablement construit par les carthaginois et renforcé par les romains. Ses côtes sont découpées au sud, avec de hautes falaises de roches trachytiques, tandis qu'elles sont plus sableuses au nord. Les deux villages importants sont Calasetta, qui possède un port de plaisance très bien équipé, et Sant'Antioco, avec ses nombreux services. La plage de Is Prunis est faite de sable à gros grains, et elle est très longue.
Depuis le village de Sant'Antioco, suivre les indications pour les plages : après quelques kilomètres, tourner à gauche sur une route de terre de quelques centaines de mètres, qui conduit à la mer. La déviation est signalée, mais seulement lorsque l'on arrive dans l'autre sens.
Exposée au vent, elle est idéale pour les surfeurs. Il est en partie interdit de s'y baigner, mais on peut y pêcher.
Solanas
La plage de Solanas est faite de sable clair à gros grains, avec la végétation qui arrive jusqu'au sable. Derrière elle se trouve un village de vacances, et à l'est on voit les formes douces de la petite dune au pied du Capo Boi.
La plage offre de nombreux services : accessible aux personnes handicapées, elle possède un petit parking, un bar, un point de restauration et on peut y louer parasols, chaises longues et pédalos. Exposée au vent, elle est idéale pour les surfeurs et pour ceux qui pratiquent la pêche sous-marine ou la plongée.
Fordongianus
Situé dans le territoire du Barigadu, sur la rive gauche de la vallée du Tirso, le village de Fordongianus doit son nom à l'ancienne Forum Traiani, la plus importante ville romaine de l'intérieur de l'île. L'agglomération, fondée à la fin de l'époque républicaine, fut transformée par Trajan en un centre de commerce pour les communautés de l'intérieur et les populations romanisées de l'arrière-pays du golfe d'Oristano. Les maisons du centre, faites de pierre rose et grise, évoquent la richesse des carrières de trachyte de la région. L'une des maisons les mieux conservées est la maison Madeddu, une ancienne maison aragonaise du début du XVIIe siècle, avec des portes et fenêtres de style catalan.
Près de la Casa Aragonese se trouve l'église paroissiale de trachyte rose San Pietro Apostolo, du XVIe siècle, dont l'aspect actuel est en grande partie dû à des réfections d'époque moderne. Sur les rives du fleuve, on peut visiter, après une longue restauration, les Terme (thermes) romains, qui remontent au 1er siècle. Organisées sur plusieurs niveaux, les antiques Aquae Ypsitanae se composent de deux bâtiments, dont l'un conserve encore une piscine rectangulaire où l'eau, qui provient de sources thermales, atteint une température d'environ 54°. C. Les ruines des thermes antiques enveloppées dans la vapeur sont un spectacle inoubliable. A quelques kilomètres du village se trouve la chapelle de campagne San Lussorio, construite par les moines de Saint Victor de Marseille vers 1100 sur une crypte paléochrétienne.
Le charme de l'église romane de San Lussorio se retrouve dans les cumbessias ou muristenes non loin de l'église. Ce sont des maisons destinées à accueillir les pèlerins, dont le plan rappelle les enceintes sacrées de la culture nuragique. Pendant la fête dédiée au patron du village, San Lussorio, entre le 20 et le 30 août, les cumbessias s'animent de fidèles. En août encore, une exposition consacrée aux produits de l'artisanat local se déroule à la Casa Aragonese.
Torralba
Torralba est un village agricole du territoire du Meilogu. Il se trouve dans une zone de collines, entourée par des vallées et dominée par deux hauteurs, sur l'une desquelles se dresse l'église paroissiale San Pietro Apostolo. Le territoire est riche en sources et en torrents qui ont facilité son anthropisation dès les époques les plus reculées. Différentes cultures se sont succédé au cours des siècles : les premières traces remontent au Néolithique, avec les domus de janas de Su Siddadu et de Santu Jorzi ainsi que celles de Nughedu, situées sur le haut-plateau de San Pietro di Sorres. Toutefois, la période nuragique est sans doute la plus importante pour Torralba, car dans son territoire se trouvent environ 30 nuraghes et une dizaine de 'tombes de géants'. Cette concentration de sites archéologiques a donné son surnom à la zone, celui de ' Vallée des Nuraghes '. Parmi les sites les plus importants, le Château nuragique de Santu Antine est le plus imposant ensemble nuragique de Sardaigne après Barumini. La colonisation romaine, qui a stimulé la forte vocation agricole du territoire, a elle aussi laissé de nombreuses traces.
Les premiers témoignages sur le village actuel remontent au Moyen-âge, comme en témoignent les plus anciennes cartes qui situent le village près de l'église Santa Maria dont il ne reste aucune trace. Ses origines médiévales sont aussi attestées par certains bâtiments du centre historique. Près des maisons, se trouvent les traditionnels bancs de pierre, les pezzas, et de gracieuses fontaines. Les vieilles ruelles sont pavées de pierre. Torralba est célèbre pour le Château Nuragique de Santu Antine, l'un des sites les plus importants de l'ouest de la Méditerranée, une imposante construction mégalithique de 17 mètres de hauteur, qui domine toute la Vallée des Nuraghes. Le monument était un véritable château - forteresse, avec une tour centrale à trois étages, la partie la plus ancienne du nuraghe, autour de laquelle se développe une muraille triangulaire à trois tours. Autour du palais se trouvent les restes d'un village nuragique habité également à l'époque romaine. L'église Nostra Signora di Cabu Abbas, construite entre le XIIe et le XIIIe siècles en style roman pisan, est sur la route pour le nuraghe Santu Antine. A l'extérieur, l'édifice est construit en pierres calcaires taillées, tandis qu'à l'intérieur, c'est le trachyte qui a été utilisé. Sur la façade, au centre du tympan, on peut voir une étrange sculpture anthropomorphique, qui représente probablement une divinité paléochrétienne. Torralba conserve aussi les traces de son très ancien passé dans ses plats traditionnels, qui ont des saveurs anciennes. En particulier, il ne faut pas manquer de goûter le pain de Torralba, la fameuse fresa ou pane carasau souvent fait de farine complète, sa fresa niedda, cuit au four à bois puis coupé en deux parties que l'on remet au four pour devenir biscottato (cuit deux fois). Le pane untinadu est préparé pour l'Épiphanie : on fait couler sur le pain des gouttes de la graisse des saucisses pour qu'il absorbe toute la saveur de la viande. Dans le domaine des gâteaux, rappelons les mantogadas, tresses de farine et de saindoux assaisonnées de sucre et de citron, les casadinas, farcies de fromage frais, de persil et de raisins secs, et sa gozzula de s'ou, un mélange de pâte de semoule ou de raisins secs avec un œuf entier au centre.
Musée de la Tonnara – Stintino
Le musée est situé à Stintino, dans un bâtiment construit en 1995 dont le sujet principal est le filet dit thonnaire (tonnara en italien) . ce musée est divisé en 6 chambres, comme une véritable tonnara : camera grande (la grande chambre), camera bordanello, camera bordonaro, camera bastardo, camera di ponente (chambre du couchant) et camera della morte (chambre de mort).
Cette construction, qui tourne autour d'une tonnara reconstruite suivant un modèle parfaitement ressemblant à l'une des si nombreuses tonnare disposées à Stintino jusque dans les années 1970, consiste en une structure modulaire tout à fait originale car conçue pour être itinérante. Si l'extérieur rappelle l'architecture des maisons traditionnelles de Stintino aux Salines, près du village, l'intérieur lui se rapporte à la pêche.
Le visiteur est donc amené à faire le même parcours que les thons, depuis la ' grande chambre ' jusqu'à la ' chambre de mort ', tout en voyant illustrés les aspects économiques, humains et psychologiques liés à la vie de la tonnara. Ainsi peut-il observer : dans la Camera, un filet de la tonnara appelée ' île ' et servant chaque année durant la saison de la grande mattanza (mise à mort), des objets originaux utilisés lors de la madrague Saline, des maquettes de la tonnara, de bateaux de sa flotte ainsi que des objets à caractère religieux voués à la protection de la pêche et ayant appartenu à l'église de la tonnara . dans la Camera bordanello sont analysés les aspects biologiques du thon avec l'indication des routes des thons en mer Méditerranée et la localisation des tonnare à la fin du XIXème s., sans oublier les méthodes de pêche aujourd'hui utilisées . dans la Camera bordonaro est illustrée l'histoire et l'organisation des madragues du golfe de l'Asinara et plus particulièrement de la madrague Saline, avec des journaux de bord et des documents d'archives, un film montre aussi les phases de travail du thon . dans la Camera bastardo est expliquée l'histoire de la pêche au thon . dans la Camera di ponente sont affichées des images de la tonnara réalisées par des artistes contemporains ainsi que des photographies de la madrague Saline depuis la fin du XIXème s. jusqu'en 1970 (année où elle fut fermée) . enfin la Chambre de mort, est consacrée à la mattanza des thons. Le musée montre donc bien les couleurs et les images qui accompagnaient cette liturgie solennelle qui se terminait avec la mort des thons et la liesse des thoniers.
Ce musée veut retracer l'histoire de tous ceux qui ont travaillé dans le secteur de la pêche au thon, des propriétaires aux Rais, en passant par les dockers et les thoniers. La partie la plus intéressante est certainement la vaste collection de photographies et de tableaux illustrant la tonnara à partir de la fin du XIXème s., des objets d'époque d'usage quotidien utilisés à la madrague Saline par la chiourme, enfin des souvenirs relatifs à l'histoire des madragues du golfe de l'Asinara et plus particulièrement de la madrague Saline.