Des décors magiques où se dire oui
Une destination idéale à toutes les saisons, même pour se marier. Une terre évocatrice, romantique et fascinante : les couples qui choisissent les coins les plus suggestifs de la Sardaigne sont toujours plus nombreux. Beaucoup d’hôtes découvrent l’Ile pendant les vacances, y laissent un ‘petit morceau’ de cœur et, parfois, viennent le récupérer au cours d’un des jours les plus importants de leur vie. Certains se disent oui dans des lieux célèbres et merveilleux, d’autres le font dans des lieux moins connus, poétiques et évocateurs des passés archaïques, dans la paix bucolique ou loin des bruits du monde : un phare, une grotte, un puits sacrés, les files d’un vignoble ensoleillé, dans des jardins dont les parfums et les couleurs changent au cours des saisons. Les noces sont célébrées sur une grande partie de l’Ile : les époux y passent les jours qui précèdent l’événement et leur lune de miel, tandis que leurs invités en profitent souvent pour y passer quelques jours de vacances.
Les Bourgs, l'âme profonde de l'Ile
Elle ne ressemble à aucun autre lieu. C'est la Sardaigne vue par les premiers voyageurs et les hommes de lettres du passé : ils parlent d'une terre qui émerge lentement de la mer, décrivent le spectacle de la nature qui se révèle, enveloppée d'une lumière intense. Les montagnes qui dégradent vers les côtes parfois doucement, parfois à l'improviste, en encadrant des décors jamais les mêmes. De la mer à l'arrière-pays, le parcours est toujours bref et constellé de petits centres caractéristiques, une ‘âme’ intime de la Sardaigne. Sur les chemins qui conduisent au cœur de l'ile, accueilli par l'hospitalité chaleureuse de ses communautés, vous découvrirez la vie authentique et les traditions ataviques des bourgs. Vous vous perdrez dans des enchevêtrements de ruelles pavées, vous tomberez sur des édifices anciens, des monuments naturels, des héritages archéologiques, vous découvrirez des chefs-d'œuvres de l'artisanat et des goûts inimitables. Vous vivrez l'essence de la Sardaigne, sa véritable identité.
De merveilleuses falaises sculptées par le temps
Une galerie surprenante de paysages toujours différents. Voici comment se présente la ligne de côte de l’Île. Des étendues de sable blanc ou doré, parfois de quartz scintillants ou colorés de rose. Ou bien de douces dunes vierges. Ou encore des criques profondes et des falaises surprenantes modelées par le vent et par les vagues aux formes les plus originales et bizarres. Les falaises, les rochers, les tafonis sont de véritables installations artistiques sur la mer, des prodiges de la nature à portée de main, facilement accessibles en voiture, moto et vélo. Elles sont peu fréquentées, comme les promontoires solitaires qui entourent les charmants phares de l’Île et les innombrables tours côtières. Il y a toujours un côté abrité où l’on peut trouver la terrasse exclusive sur la mer, un coin réservé à vivre en liberté, loin de la vivacité des plages. Pour prendre un bain rafraîchissant parmi les reflets de lumière des rochers ou plonger depuis les ‘balcons sur la mer’, entourés de parois à pic, d’aiguilles et d’anfractuosités. Des lieux de paix où l’on peut assister à des aubes et des couchers de soleil inoubliables, en écoutant la musique de la mer.
La Sardaigne, chaque territoire a son vin
Les gouttelettes de rosée sur les rangées, les feuilles ondulées par le mistral, la chaleur du soleil sur la vigne, le granit qui broie les grains, le savoir transmis de générations en générations, le goût qui prend forme tandis que le temps ne s'écoule pas en vain dans les fûts. C'est la Sardaigne la plus authentique, la Sardaigne du vin. Vous ferez un voyage à la découverte du genius loci d'une terre aux traditions plurimillénaires, en découvrant les cépages sardes, aussi bien autochtones, qui représentent une richesse ancestrale extraordinaire et identitaire, que les cépages qui s'harmonisent parfaitement dans l'environnement au cours des siècles Guidé par les sens, vous découvrirez les territoires à travers leurs productions vitivinicoles d'excellence. Des nectars qui transforment les dégustations en expériences intéressantes, immersives, qui génèrent des émotions pluri sensorielles et des mémoires qui durent dans le temps. Au cours des visites aux exploitations vitivinicoles, vous entrerez en contact avec toute la filière de production, vous connaitrez de près l'identité et la qualité des vins, vous savourerez la véracité et l'authenticité des productions typiques. Vous apprécierez tout ce qui tourne autour, de la promenade dans les vignobles, aux événements liés au vin, parmi lesquels Cantine aperte dans différents centres du sud de la Sardaigne, Calici sotto le stelle à Jerzu, dans l'Ogliastra, les fêtes du vin nouveau, parmi lesquelles la fête de Milis, dans la zone d'Oristano.
Sa Stiddiosa
«Un coin de paradis», «un paysage tropical», «une cascade unique», «jamais vu quelque chose comme ça», «une expérience fantastique», «un enchantement», «pure magie», «Un bout de Sardaigne à conserver dans les yeux, dans le cœur et sur la peau pour toujours». Voici les commentaires de ceux qui ont visité sa Stiddiosa, un chef-d’œuvre de la nature le long du cours du fleuve Flumendosa, situé sur le territoire de Gadoni, qui se trouve à quinze kilomètres, juste à la limite avec celui de Seulo, un bourg situé à environ huit kilomètres de la cascade merveilleuse et particulière.
Le nom signifie littéralement ‘ruisselante’ et dérive de is stiddius, à savoir l’effet des gouttes d’eau qui tombent, et - dans ce cas - créent une cascade. En fait, plus qu’une cascade, c’est une ‘bruine’, un égouttement très serré, qui descend d’une source karstique supérieure. Les gouttes précipitent le long d’une paroi rocheuse lisse imposante, perpendiculaire au lit du fleuve, caractérisée par d’énormes concrétions calcaires - déposées par l’écoulement continu de l’eau et recouverte de plantes hydrophyles, surtout la Capillaire de Montpellier. L’eau de source se divise en mille rigoles, déviée par des concrétions et la végétation, le résultat est la bruine qui précipite avec une ‘stillation’ dense en hiver et ‘calme’ en été. La chute termine dans un petit lac d’eau vert émeraude en bordure de la rive droite du fleuve, où durant la belle saison vous pourrez vous baigner pendant que vous assistez au spectacle. La paroi ruisselante est un lieu vierge et sauvage à 300 mètres d’altitude, niché dans l’étroite vallée du Flumendosa recouverte de bois de chênes verts. Pour vous y rendre vous parcourrez un long chemin en terre, ensuite, après avoir garé la voiture, vous continuerez à pied - avec des chaussures de trekking – pendant environ un kilomètre de descente le long d’un sentier muletier sur le flanc de la vallée entre arbousiers et phyllireas. En bas, le fleuve coule lentement, il est fermé en aval par une digue qui forme le lac Flumendosa. Le parcours est légèrement fatiguant, surtout en montée, mais il en vaut la peine. À la fin de la descente sa Stiddiosa vous apparaîtra dans toute sa splendeur. D’autres paysages d’eau magiques caractérisent Seulo, un bourg de montagne accueillant. Le plus célèbre monument naturel est su Stampu ‘e Su Turrunu, un phénomène particulier qui comprend un gouffre, une grotte et une résurgence avec cascade et petit lac, plongé dans la végétation dense de la forêt d’Addolì, à la limite avec Sadali. Tandis qu’à is Caddaias, partagés avec le territoire de Gadoni (où ils prennent le nom de sa Pischedda), les rochers, modelés par le Flumendosa – qui traverse 27 kilomètres du territoire de Seulo - apparaissent comme de grands bassins d’où ils jaillissent des rapides. Forau Murgia est une autre magnifique piscine naturelle au milieu de la forêt créée par le fleuve qui accomplit également de nombreux sauts, générant ainsi les cascades de Piscina ‘e Licona. Au cours des millénaires, l’écoulement de l’eau a creusé des grottes karstiques, habitées dès la préhistoire. L’eau et le vent se sont ‘amusés’ en modelant les contours de s’Arcu ‘e su cuaddu, un dolmen naturel, sous lequel une domus de Janas a été creusée. Parmi les autres trésors archéologiques notons trois nuraghes, deux proches : le plus petit, su Nuraxeddu, et le plus grand, su Nuraxi ‘e Pauli et un troisième nuraghe Ticci avec les restes d’un grand village. Seulo est appelé le village de s’orrosa ‘e padenti, à savoir la pivoine rose qui peint en rouge et jaune, avec les premières chaleurs printanières les pentes abruptes du mont Perdèdu, qui domine l’agglomération. En avril vous pourrez assister au splendide spectacle à Sa Funtana ‘e su predi.
Saveurs de pain, tradition et parfum
C’est comme ça depuis la nuit des temps : des farines de blé dur préparées à la main avec de l’eau et du sel, un levage lent avec le levain des préparations précédentes, une cuisson au four à bois. Les mêmes gestes et les mêmes ingrédients mais avec une infinité de formes, de saveurs et d’utilisation. Autrefois la panification avait des rythmes périodiques, selon les besoins et les possibilités économiques des familles. Le pain était préparé par les femmes, selon les procédures sédimentées pendant des siècles, parvenues jusqu’à nous. A l’occasion de fêtes et de célébrations on préparait également les pains ‘spéciaux’. La préparation était (et est) un authentique rite communautaire : le travail concerne la maîtresse de maison, les filles et toutes les femmes de la famille, souvent même celles du voisinage. Le travail commençait à l’aube et se succédait en différentes phases : la préparation de la pâte, la confection des formes et la cuisson étaient confiées à trois groupes féminins, chacun avec un savoir-faire spécial. La décoration demandait la forme la plus haute de spécialisation. Vous découvrirez l’histoire de la panification et des multiples productions dans de nombreux musées du pain disséminés en Sardaigne, à Arzachena, Borore, Monteleone Roccadoria, Olmedo (où l’on crée chaque année une crèche de pain), Pompu, Sanluri et Siddi.
En excursion tout près de la ville
L’Île est un monde infini à explorer au cours d’une excursion. Une offre qui s’inscrit en grande partie dans le Réseau d’excursion de la Sardaigne (RES), décliné pour toutes les catégories de trekkers, du débutant au plus expert qui mène à la découverte du territoire. L’effort ne doit jamais être sous-évalué, même les parcours plus faciles du point de vue technique et peu difficiles du point de vue physique ont besoin de temps et d’attention. L’effort sera récompensé par des expériences inoubliables. À commencer par des tours brefs dans des parcs urbains ou près des villes, souvent liés à l’observation de la faune : Le mont Urpinu, le Jardin Botanique, le parc de Molentargius-Saline et Sella del diavolo à Cagliari, le mont Ortobene à Nuoro, notamment la partie de l’église de la Solitudine jusqu’à la statue du Rédempteur, le parc de Monserrato à Sassari, le tour des sources à Tempio Pausania et le parc Aymerich à Laconi, un lieu d’un grand intérêt paysager et historique grâce au château moyenâgeux dans l’intérieur. Le parc empiète dans la forêt Funtanamela, 500 hectares de chênes verts et de maquis haut, où vivent le cerf sarde et les petits chevaux à l’état sauvage du Sarcidano : ici les itinéraires parcourent les anciens chemins de la transhumance entre la Barbagia et le Campidano.
Trekking dans la Sardaigne la plus secrète et la plus sauvage
Des falaises à pic sur la mer, des canyons, des grottes et des cascades. Les plus célèbres itinéraires de randonnées sardes se développent sur plusieurs jours de marche à travers des zones escarpées et désertes, souvent réservés aux trekkers experts. Les trekkings classés EEA demandent une évaluation attentive de la capacité et de la condition physique, un contrôle de la météo, un équipement approprié et la possibilité de communications. Le balisage et le traçage des sentiers ne sont pas toujours précis, parfois, ils sont sommaires, par conséquent, l’accompagnement de guides est indispensable. Une excursion difficile mais inimitable passe à travers les sommets du Gennargentu et arrive à punta La Marmora (1834 mètres). Le nom rend hommage au cartographe et général piémontais du XIXe siècle, auteur de cartes et d’ouvrages scientifiques dédiés à la Sardaigne. En marchant sur le Gennargentu vous admirerez le panorama de la côte orientale et pourriez apercevoir des mouflons et des aigles royaux. C’est à partir de l’Ogliastra la plus profonde que commence l’itinéraire vers le ‘toit’ de l’Île : une marche de quatre heures part du village nuragique de Ruinas, sur le territoire d’Arzana, grimpe jusqu’aux pointes Florisa, La Marmora et enfin ‘della Croce’, qui est depuis toujours une référence pour les randonneurs qui affrontent le massif.
Chaque fête est bonne avec les gâteaux de la tradition
La cuisine sarde reflète sa culture plurimillénaire et stratifiée, une valeur ajoutée même de la grande production de gâteaux traditionnels. Les noms, les formes et les détails des recettes varient selon les territoires, les ingrédients de base sont identiques, simples et aromatiques. C’est de là que dérivent les délices au goût intense, comme la célèbre seada ou sebada, formée par deux disques de pâte superposés fourrés au fromage filant acide, aromatisé avec de l’écorce d’orange ou de citron. Après l’avoir plongée et frite dans l’huile bouillante, on l’arrose de miel, de préférence d’arbousier, et elle est servie chaude et croquante. Elle tire son origine de la culture agropastorale de la Barbagia, quand les bergers rentraient chez eux après la transhumance, accueillis par la chaleur familiale. Les biscuits de Fonni, similaires aux boudoirs, mais plus souples et parfumés au citron et à la vanille, sont parfaits pour toutes les occasions. Dans le Campidano on les connaît sous le nom de pistoccus. Pour les préparer, il faut des œufs, du sucre et de la farine. Parfaits pour le petit-déjeuner, voici les is pistoccheddus grussus, des biscuits secs, légers et friables. L’origine se trouve dans les villages aux alentours du Monte Linas, où on les appelle gallettinas. Pour le goûter, rien de mieux qu’une tarte à la ricotta ou un ancien gâteau, su papai biancu, que l’on préparait déjà au Moyen-âge à Cagliari : c’est un flan au lait sucré avec de l’amande et du citron.
Thermes de Sardaigne, le bien-être de tout temps
Ce n’est pas un hasard si, en Sardaigne, les eaux thermales, filtrées des anciens rochers volcaniques et chauffées en raison du gradient géothermique, jaillissent près des domus de Janas et des sites nuragiques. Il est à peu près certain, en effet, que les bienfaits dérivant de leur composition salso-bromo-iodique ou sulfureuse étaient bien connus dès la préhistoire. Ces caractéristiques n’échappèrent pas aux colonisateurs romains qui identifièrent sur les sites déjà connus à l’époque nuragique des zones où ils auraient pu réaliser des installations thermales, parvenues jusqu’à nos jours. Déjà à l’époque les ‘patriciens’ bénéficiaient des traitements curatifs et esthétiques dans des cadres uniques. Aujourd’hui vous en profiterez dans des établissements modernes et accueillants, parfaits pour la détente, le bien-être et le soin du corps.