Bulzi
La commune de Bulzi occupe une portion de colline sur le Monte Acuto. Si nous ne possédons toujours pas, à l'heure actuelle, de données précises sur les origines de ce village, la plus ancienne que nous ayons se trouve dans les documents relatifs à la ' Paix d'Arborea ' datant de 1368 : en effet, le texte cite le nom d'un certain Pietro de Campo, représentant de la communauté de Gulsei (l'ancien nom du village). L'église de San Sebastiano, le Saint Patron de Bulzi, est d'une importance particulière, non pas pour son architecture, mais pour son précieux mobilier ancien qui vient d'être restauré. Ce mobilier, qui se trouvait à l'intérieur de l'église de San Pietro delle Immagini, a été transféré dans l'église paroissiale après restauration. La structure urbaine du village se distingue d'un côté par ses maisons construites en style agro-pastoral, d'un autre par les ruelles étroites de la vieille ville.
L'Anglona, le territoire d'appartenance du village, a accueilli dès le Moyen-Âge de nombreux établissements monastiques importants. Et c'est dans les alentours de Bulzi que se trouve l'un des plus beaux exemples de construction romano-pisane qui soit en Sardaigne, à savoir l'église de San Pietro delle Immagini ou de su Rughifissu (du Crucifix) . elle faisait en effet partie d'un très grand ensemble monastique dont il ne reste plus que très peu de traces. De récentes études feraient coïncider l'ancienne église de San Pietro di Nurchi . que les historiens avaient jusqu'à aujourd'hui située dans la Nurra . avec l'église actuelle de San Pietro del Crocifisso. Qui qu'il en soit, d'importantes manifestations religieuses s'y déroulent en l'honneur de Saint-Isidore pendant le mois d'août.
Site du nuraghe Seneghe
Un aperçu
Le nuraghe est situé en position dominante sur la vallée de Modolo, dans la région de la Planargia, au nord-ouest de la Sardaigne. L'édifice est traversé dans toute sa longueur par un couloir dont partent trois niches. Les deux entrées possèdent une architrave. La tour, haute de 6 mètres, est construite en blocs de basalte non travaillés de grandes dimensions, posés en assises horizontales avec un blocage de pierres.
Comment y arriver
Sortir de Suni en direction de Bosa : environ 250 mètres plus loin, prendre à gauche une route de terre et, après quelques centaines de mètres, s'arrêter devant un barrière. Garer la voiture et continuer à pied sur environ 550 mètres. Le nuraghe est sur la droite, en partie caché par un petit bois de chênes, près de la route.
Informations et services
Site Internet : www.comune.suni.or.it
adresse e-mail : comunesuni@libero.it
Burgos
Le village de Burgos est situé sur les pentes de la chaine du Goceano (Sa Costera en sarde), à environ 600 mètres d'altitude, au pied de son château La construction de celui-ci, qui est sans aucun doute le monument le plus important de la commune, remonte selon certaines sources à 1134. Ce fut l'œuvre du Juge Gonario I di Torres, pour contrôler les frontières du Judicat. A la fin du XIIIe siècle, le château passa d'abord aux mains de Gênes, puis à la famille des Doria. Au milieu du XIVe siècle, il fut acheté par les Juges d'Arborea, qui favorisèrent le repeuplement de toute la région au moyen d'exemptions d'impôts et de privilèges. Enfin, après l'abolition du Judicat d'Arborea, les Aragonais se désintéressèrent aussi bien du château que de la vallée, et l'abandonnèrent aux dévastations et aux destructions. Le village fut fondé quant à lui en 1337, lorsque Mariano d'Arborea y envoya 23 colons et leurs familles (provenant semble-t-il de Villanova Monteleone) pour y cultiver les terres du domaine royal. De nos jours, le village comprend deux parties : la première, autour du château, conserve un aspect typiquement médiéval avec ses ruelles étroites et ses maisons de briques aux toits à deux versants, tandis que l'autre est moderne. Naturellement, le territoire de Burgos a été peuplé depuis des périodes beaucoup plus anciennes : on y trouve des nécropoles à domus de janas d'époque néolithique, comme celle de S'Unighedda, et de nombreux nuraghes de l'âge du Bronze, dont le nuraghe Costa ou S'Unighedda, dans la Forêt Burgos.
Un élément de grande attraction est évidemment le château du Goceano, en haut d'un piton granitique sur le versant sud-ouest du Monte Rasu, visible de très loin avec ses 647 m d'altitude. Il a un plan irrégulier, allongé, qui comprend une enceinte en U avec une tour carrée de deux étages haute d'environ 16 m. La cour intérieure possède différentes pièces à la fonction incertaine, comme celle des structures au nord de la tour (peut-être des logements pour les troupes et les domestiques). Une salle souterraine a été identifiée comme étant une citerne, pas très grande et voutée, crépie à l'intérieur. Des informations plus récentes disent qu'en 1516, le château était en bon état, tandis qu'en 1901, on en parle comme de ruines. Au centre du village, dans une maison de maître à trois étages de la fin du XIXe siècle, se trouve le Musée des Châteaux de Sardaigne, qui accueille des expositions temporaires sur le thème des châteaux et expose des cartes des tours côtières espagnoles et une reconstitution de la vie paysanne. Sont aussi présentes une exposition de photos anciennes et récentes des châteaux et une salle multimédia qui permet une lecture historique des presque cent châteaux existant en Sardaigne. A mi-chemin entre Burgos et Bono se trouve la Forêt de Burgos, un endroit très soigné et riche de reboisement, très apprécié par les touristes et les habitants de la région. On y observe différents types de chênes et des conifères, des chênes liège, des cèdres et quelques châtaigniers isolés. Ici, l'Istituto di Incremento Ippico s'occupe de l'élevage de l'âne sarde, de l'âne blanc de l'Asinara (considéré comme une forme d'albinisme incomplet) et du cheval de race anglo-arabo-sarde. On y élève également le poney sarde, appelé Giarab car produit du croisement entre des juments de la Giara et des étalons arabes. Les délices de la gastronomie de Burgos, comme de tout le Goceano, méritent certainement que l'on s'arrête pour les déguster. Parmi les gâteaux, préparés en particulier en janvier en l'honneur de S. Antonio Abate, signalons sas tiliccas, sas cozzulas et sas copulettas, un mélange de semoule, de jus de raisin cuit et de zeste d'orange. Le pain quotidien est encore aujourd'hui su pane 'e fresa, une abaisse faite de farine de blé dur, levain, sel et eau, dont la conservation très longue permettait aux bergers de l'emmener avec eux lors de leurs longs périples derrière les troupeaux.
Macomer
Macomer se trouve au pied de la chaîne montagneuse du Marghine-Planargia, non loin des rives du Rio S'Adde.
Divers sites archéologiques datant de la préhistoire et de l'ère nuragique se trouvent dans les environs tels que : des domus de janas, la nécropole de Filigosa, le complexe sépulcral de Perdas de Tamuli, la tombe des géants de Puttu'e Oes ou encore les nuraghes Ruju, Santa Barbara et Succoronis.
Des objets remontant au Néolithique ont été retrouvés dans la grotte Marras, parmi lesquels une statuette de la Déesse mère, appelée aussi la Vénus de Macomer.
La fête en l'honneur de Saint-Antoine le Grand a lieu le 16 janvier et, sur la place de l'église de Santa Croce est allumé un énorme feu de joie que les habitants appellent Sa Tuva.
Il est vivement conseillé de visiter l'imposant nuraghe de Santa Barbara, surplombant toute une série de tours mineures et de donjons remontant tous à l'ère nuragique.
Enfin la foire annuelle ' Macomer in Fiera ', connue dans l'Italie entière, est entièrement consacrée aux activités productives des régions du centre de la Sardaigne.
Uri
Un village niché entre les collines et les vallées près du pittoresque lac Cuga, habitat d'oiseaux aquatiques rares et paradis de la pêche sportive, animé en août pendant le festival de Kuga. Trois mille personnes vivent à Uri, qui se trouve dans la partie nord-ouest de la sous-région Logudoro de Coros. Elle se trouve à 15 km de Sassari et à 18 km d'Alghero. La région est caractérisée par des pics austères de calcaire, de basalte et de trachyte qui alternent avec des collines légèrement ondulées, drapées de broussailles méditerranéennes ou de champs cultivés de céréales et d'artichauts, de vignobles et d'oliveraies. L'agriculture est le pilier de l'économie locale et Uri est connue pour ses vins fins, son huile d'olive de qualité - la ville est membre des Villes de l'huile d'Italie - et ses artichauts, qui sont célébrés lors d'un festival en mars, l'une des manifestations agricoles les plus importantes et les plus populaires de Sardaigne.
Il y a aussi, bien sûr, des fêtes religieuses. La principale est celle de la mi-septembre pour la Madonna della Pazienza, à laquelle une église a été construite au XVIe siècle. À une dizaine de kilomètres de la ville se trouvent les ruines de Nostra Signora di Paulis, situées le long des vestiges d'une ancienne voie romaine, la s'istrada de sospadres, qui reliait l'abbaye de Paulis à celle de Santa Maria di Corte (Sindia). L'abbaye a été construite en 1205, alors que la région n'était encore qu'un marécage, grâce à un don du giudice de Torres aux moines bénédictins cisterciens. Elle est restée active jusqu'au XVe siècle. Les vestiges du cloître et d'une partie du couvent se trouvent à côté de l'église, qui avait trois nefs voûtées et une abside carrée. Une nouvelle église a été dédiée à Santa Maria en 1995, point de départ d'une procession en costume traditionnel vers les beaux vestiges de l'abbaye. Un autre lieu à visiter est la Funtana Manna, reconstruite à la fin du XXe siècle.
Le lac Cuga est un réservoir artificiel qui tire son nom du village qui se trouve à son fond et qui abrite des vestiges archéologiques visibles pendant la saison sèche, comme les restes du nuraghe de Peppe Gallu. Près de la rive se trouvent les ruines d'une dizaine de nuraghe datant de l'âge du bronze ancien (1700 av. J.-C.). Mais le nuraghe le plus important est de loin celui qui se trouve en plein centre ville : le complexe de Santa Caterina (Cadrina en Logudorese), composé d'un nuraghe et d'un village qui a été habité même à des époques ultérieures. Il s'agit d'un cas rare de nuraghe dans un centre urbain. Le nuraghe est composé d'une tour principale de 12 m de diamètre, qui ne mesure aujourd'hui que 2 m de haut, et de deux tours secondaires, entourées d'un mur qui forme une cour. L'ensemble est constitué de blocs de calcaire et de trachyte disposés en rangées régulières. Dans les environs du nuraghe, il y avait un village et un puits d'eau, et quelques huttes ont été mises au jour. Non loin de la ville se trouve la haute stèle de Pedra Longa, devant une tombe de Géant datant de l'âge du bronze moyen. Uri est restée habitée jusqu'à l'époque romaine.
Jardins historiques en Sardaigne: une rencontre de plantes et d'hommes
Un voyage parmi les parfum et les couleurs, l'art et l'histoire, à la découverte d'un patrimoine paysager constitué de sept jardins historiques de la fin du XIXe siècle qui sont une synthèse des arts de l'architecture et de la botanique. Des histoires de plantes et d'hommes, de passions pour la nature qui relient des personnages éminents apparemment distants: le héros Garibaldi, l'ingénieur magnat Piercy, le marquis “illuminé” Aymerich. En 1866, le botaniste Patrizio Gennari eu l'idée de créer une collection de plantes dans le centre de Cagliari: cette volonté s'est transformée dans le Jardin Botanique, une étendue de cinq hectares avec des centaines d’exemplaires, y compris des plantes tropicales et un parcours dédié aux plantes citées dans la Bible. Au centre est préservée une pittoresque zone archéologique: quatre citernes d'époque romaine incorporées dans le projet néo-classique imaginé par Gaetano Cima, qui éleva un petit temple aux sciences botaniques autour d'elle. À côté du Jardin Botanique s'élèvent l'Amphithéâtre Romain et le Jardin des Capucins.
Sites franciscains, bien-être intérieur et le sens de communauté
Accueil chaleureux et familial, des règles simples et précises, un rythme lent et réfléchi, des moments de partage et de connaissance, des heures de détente dans des oasis de silence et de paix. L'hospitalité franciscaine, « l'âme » d'une expérience de bien-être mental et physique et d'échange culturel entre voyageurs et leurs hôtes unit les 14 centres sardes où les disciples de Saint François d'Assise ont laissé une trace indélébile. Dans la Gallura, dès le début du XIIIe siècle, les franciscains choisirent les reliefs de Luogosanto, où, niché parmi les rochers de granit, s'élève l'ermitage de San Trano, maintenant un lieu de pèlerinage. Dans le village, les franciscains bâtirent Nostra Signora di Luogosanto, basilique avec le privilège de la Porte Sainte, gardée par la reine de la Gallura. Dans la sacristie, le visiteur pourra admirer le musée diocésain avec ses ornements liturgiques, statues et ex-voto dont d'élégants bijoux. À la recherche de séclusion, les frères escaladèrent le mont Rasu: vous pourrez reparcourir ce chemin pour découvrir l'endroit où fut enseveli Giovanni Pareti, ministre général de l'ordre après François. À Castelsardo, bourg donnant à pic sur la mer, les frères mineurs conventuels depuis plus de 500 ans occupent l'église de Nostra Signora delle Grazie, qui conserve lu Cristu Neddu, un crucifix en genévrier du début du XIIIe siècle, noircit par le temps. À Mores, dans le Meilogu, les capucins vivent dans le couvent de Saint Antoine, lieux idéal pour goûter l'expérience franciscaine.
Trames et coutures de l’âme
Originaux et pleins de significations, les vêtements et les bijoux sont la contamination des signes laissés par les cultures s'étant succédées en Sardaigne : nuragique, phénicienne, grecque, byzantine et espagnole. Rien n’a été perdu. Tout comme les coiffes vivaces et colorées portées par les femmes de Desulo durant les jours de fête. Elles les décorent elles-mêmes en brodant des détails miniatures sur la flamboyante robe traditionnelle : dessins géométriques jaunes, rouges et bleus s'alternent avec des décorations issues de l’imagination d’artistes habiles et sensibles. Un autre monde pour les femmes de Tempio Pausania, austères dans leur précieuse robe de soie damassée, complètement noire. Admirées pour l'élégante grâce de leur porté. La tête était ornée d'une cascade de dentelle blanche tenue par une trame filigrane.