Aller au contenu principal

Rechercher sur le site

111 - 120 di 279 risultati

Monuments ouverts, à la découverte de trésors d'art et d'architecture

Splendeur, mémoire, authenticité et le sens de la communauté: il s'agit de la plus grande « mobilisation » populaire pour la sauvegarde, la valorisation et la promotion des biens cultures de la Sardaigne. La vingt-deuxième édition de Monuments Ouverts, candidate aux « Europe Nostra Awards 2018 », le prix discerné par l'Union Européenne pour le patrimoine culturel, mettra en vedette pendant sept week-ends le patrimoine architectural, historique et naturel de l'île: 800 lieux de culture, comprenant musées et sites archéologiques, églises et monuments historiques, merveilles naturelles et parcs, situés dans 59 communes sardes, dont 7 qui participent pour la première fois à l'initiative. Chaque communauté se raconte à travers des itinéraires littéraires, des parcours au sein de l'architecture urbaine marquée de siècles de revirements politiques, et de voyages dans le passé plus lointain, parmi les restes de civilisations antiques. Votre visite sera accompagnée par les « récits » de 18,000 volontaires, en grande partie des élèves de toutes les classes.

L’âme jazz & blues de la Sardaigne

Des criques granitiques modelées par le temps, des arcs de sable semblables à des amphithéâtres, des salles aménagées entre les parois de blanches roches calcaires ou de porphyre rouge, les places de bourgs pittoresques, des sites archéologiques et jusqu’aux grottes marines. Des panoramas naturels, souvent rappel de périodes ancestrales, deviennent des scènes et prennent leur vitalité sur les partitions de célèbres interprètes du monde entier. De la fin juin à septembre, des concerts jazz, blues, soul, rock, pop et de musique légère montent sur scène : Jazz in Sardegna, à Cagliari, Dromos festival dans la zone d’Oristano, Abbabula avec des rendez-vous-même dans le site ziqqurat pré-nuragique du mont d’Accoddi (Sassari) et les événements dans le parc dei Suoni de Riola Sardo, un décor inimitable entre les carrières de grès, tout près du site des Eroi de Mont’e Prama. Ici l’acoustique et les ‘salles’ naturelles semblent spécialement conçues pour la musique. Et encore les autres étapes dans la péninsule du Sinis à Cabras : un emplacement exclusif comme l’amphithéâtre de l’ancienne ville de Tharros et la plage de grains de quartz d’Is Arutas.

Les isles du cinéma: des salles naturelles sous les étoiles

Quatre festivals sur les îles mineures de la Sardaigne, les « îles de l’Île ». Tavolara, montagne calcaire qui surgit de la mer, devient à la mi-juillet une immense salle sous la voûte étoilée, pour la Notte in Italia (nuit en Italie). Créé en 1991, ce pittoresque rendez-vous, devenu depuis un classique du paysage national, se concentre sur les réalisateurs et la créativité du cinéma italien. La rencontre et la connaissance entre public, artistes et responsables ont déjà lieu sur les bateaux qui rejoignent l’île au départ de Porto San Paolo, près de San Teodoro au sud d’Olbia, les trois communes impliquées dans la 29e édition. Dans presque trente ans, la crème du cinéma italien a foulé le seul tapis rouge qui trempe directement dans la mer, dans le cadre splendide de l’aire protégée de Tavolara-Capo Coda Cavallo. «Una notte in Italia» 2019 a une dimension itinérante: coup de départ le mardi 16 juillet dans l’oasis naturelle de la lagune de San Teodoro, pour rejoindre l’arène le jeudi 18 à Porto San Paolo, puis, à partir de vendredi 19, les projections se feront dans le magnifique cadre de l’île de Tavolara.

Sortons pour revoir les étoiles

Peu de lumières artificielles et d’air pur, le ciel au-dessus de la Sardaigne est à l’abri de la pollution environnementale et lumineuse, libre d’offrir le meilleur de lui-même et de montrer, dans l’obscurité de la nuit, la lune et les constellations, les planètes et les météores. Ce sera le moment des cieux nocturnes qui ne craindront pas des limites, un immense planétarium où l’on peut rester en tête à tête avec les premières étoiles qui apparaissent au crépuscule, solitaires et chargées d’énergie, ou en compagnie de la ‘super-pleine lune’ de la fin mai, au périgée maximum, sur un point de son orbite proche de la Terre. On pourra voir des constellations et des galaxies lointaines et, à chaque saison, il y aura des essaims d’étoiles filantes, les plus belles sont au mois d’août et offrent des nuits romantiques à passer avec le nez vers le haut. La voie lactée est toujours au rendez-vous, vous pouvez la contempler depuis des observatoires solitaires en plein air de l’Île, c’est un fleuve chargé de lumière astrale qui remplit le cœur après l’obscurité hivernale.

À la découverte du cœur de la Sardaigne

D'habiles mains féminines brodent sur le métier des vêtements et des tapis, travaillent su filindeu et d'autres pâtes traditionnelles et décorent su pani pintau, celles de sos maistos modèlent soigneusement des vases en céramique et exécutent des incrustations sur les arresolzas et les bijoux en filigrane. Dans les cuisines des cortes on enfourne su carasau et on farcit pane saba, pistiddu et durchicheddos. Les menuisiers sculptent le bois de sas cascias, les forgerons battent le fer avec maestria, les paysans pressent les raisins qu'ils viennent de récolter et les bergers préparent la ricotta. En attendant, les hôtes, penchés sur les belvédères, savourent les délices, accompagnés de vins corsés. Et ils parlent avec les artisans à la découverte des usages d'autrefois. L'Automne en Barbagia est un voyage au ‘cœur’ de la Sardaigne, une exposition itinérante d'authenticité et de traditions de la Barbagia. Les fins de semaine de quatre mois seront animés par des excellences culturelles, artisanales et œnogastronomiques. Tout ceci à l'intérieur des maisons ‘a corte’ des bourgs et des villes. Chaque communauté avec ses vocations.

Le charme mystérieux du Carnaval en Sardaigne

Avec l’allumage des feux de joie spectaculaires en l’honneur de saint Antoine Abbé, un rite ancien et solennel répandu dans de nombreux bourgs de l’île, la Sardaigne reprend son âme et son enthousiasme avec le Carnaval. Su Karrasegare possède tant de visages : chaque communauté le célèbre selon ses propres codes, vocations et particularités. Le 17 janvier, les feux de Saint Antoine en marquent traditionnellement le début, la fin coïncide avec le Mercredi des Cendres, dont la célébration la plus intéressante se trouve à Ovodda. Ce sont les premiers événements de l’année qui animent un peuple qui revit chaque hiver des rites transmis depuis des siècles. Sacré et profane, passion et identité, rythmes cadencés et élans enivrants, comme à Gavoi, avec le son festif des tumbarinos (joueurs de tambours). Dans tous les villages, du nord au sud de l’île, durant la fête, vous pourrez savourer les délices typiques du Carnaval : fèves et lard, pistiddu et coccone, zeppole (beignets) et du bon vin.

Valle di Lanaitto

La 'porte' la plus accessible des reliefs escarpés du Supramonte, célèbre pour des sentiers compliqués autrefois connus seulement des bergers et des charbonniers, aujourd’hui itinéraires de trekking qui mènent à des trésors naturels et archéologiques. La vallée de Lanaitto est nichée dans un cadre enchanteur sur les territoires d’Oliena et Dorgali, entre d’imposantes crêtes calcaires qui ont généré des dolines, canyons, flèches et grottes. Ce serait un paysage lunaire s’il n’était pas recouvert de forêts luxuriantes aux mille nuances de vert : des chênes verts, des térébinthes, des érables, des oliviers sauvages et des genévriers séculaires embrassent des chemins de terre et sinueux. Le silence n’est rompu que par les bruissements des feuilles. Entre des monuments naturels, des sites préhistoriques et des pinnettos - abris des bergers devenus refuges pour trekkeurs - il est facile d’apercevoir des mouflons ou d’observer le vol des aigles. Emportez des chaussures de randonnée, un sac à dos, une gourde d’eau et n’oubliez pas votre smartphone et vos jumelles.

En partant d’Oliena, après le pont sur le lac Cedrino, la source su Gologone est la première étape spectaculaire de l’excursion à Lanaitto, juste avant l’entrée de la vallée : des eaux très claires jaillissent d’une profonde fissure. Tout autour l’ombre des eucalyptus, lauriers roses et saules accompagnera les pique-niques et la détente. Vous descendrez ensuite à pied dans un bassin vert gardé par des parois connues des grimpeurs : devant vous la toile de fond calcaire du mont Corrasi, derrière les colonnes basaltiques du plateau du Gollei, la 'cathédrale gothique', œuvre de la nature. Un sentier bordé d’arbres mène aux entrées des grottes sa Oche e su Bentu, reliées entre elles et qui comptent les plus longues d’Europe, et paradis pour spéléologues. A l’intérieur, des phénomènes karstiques ont créé des tunnels qui ont des kilomètres de long, des salles d’une hauteur maximale de cent mètres, décorées de stalactites et stalagmites, lacs souterrains et plages de sable. Sa Oche signifie 'la voix', en réalité, un grondement résonne à l’intérieur quand, pendant les pluies abondantes, les courants d’eau s’écoulent en inondant la vallée. Le même torrent souterrain impétueux a creusé su Bentu (le vent), plusieurs fois théâtre de cours de survie pour astronautes. À Lanaitto les grottes sont les témoins des premiers Homo sapiens dans l’Île. Dans la grotte Corbeddu, juste au sud des deux autres, des os humains datant de treize à sept mille ans ont été retrouvés, ainsi que des animaux désormais disparus. La cavité a été le refuge secret du bandit gentilhomme Giovanni Corbeddu Salis durant sa cavale (1880-1898). On raconte que 'le roi du maquis' volait aux riches pour distribuer aux nécessiteux et avait installé dans la grotte un 'tribunal' où les suspects étaient jugés seulement avec des preuves certaines de culpabilité. Après avoir quitté la grotte, vous arriverez au village nuragique tardif de sa Sedda ‘e sos Carros. Ses cabanes entourent un puits sacré en pierres de basalte foncé et calcaire clair, unique en Méditerranée. L’eau qui jaillissait de neuf têtes de mouflons sculptés sur la pierre et se recueillait dans un bassin circulaire à gradins, pouvait être utilisée pour les liturgies. La dernière étape du tour de la vallée est le mont Tiscali, au sommet duquel se cache un village nuragique, formé de cabanes circulaires de l’âge du Bronze et rectangulaires probablement transformées à l’époque romaine. Depuis Oliena, village célèbre pour son artisanat, son huile d’olive et son vin Nepente, d’autres itinéraires intéressants atteignent le sommet du mont Maccione, Scala Pradu, une ‘terrasse’ donnant sur les sommets du Corrasi, et su Campu de Orgoi, plateau enchâssé dans la montagne, d’où la vue s’étend jusqu’aux Supramonte d’Orgosolo, Urzulei et Baunei.

Safari made in Sardinia

Pour eux la Sardaigne est comme un parc étendu, un havre de paix d’oasis naturelles et de réserves protégées, même dans des paysages infinis où aucun panneau ne signale leur présence. Les quelques habitants de l’Île laissent suffisamment d’espaces à la nature tenace, animé par un esprit vif, l’habitat idéal pour de nombreuses créatures sauvages. Des animaux qui, sans la limite de la mer, auraient erré loin de leur terre et auraient perdu leurs caractéristiques particulières et probablement la liberté de vivre comme ils savent si bien le faire. De petits chevaux, des ânes, des mouflons, des cerfs, des aigles, des vautours fauves sont ici depuis toujours, d’autres arrivent ici pour passer l’hiver et, atteints du mal de Sardaigne, ne repartent pas. Comme les flamants roses qui nidifient dans les zones humides derrière les plages, colorant de rose les paysages lagunaires de l’Île.

Perdas fittas entre terre et ciel

Des lieux enveloppés de légendes et d’attraits, un monde ancestral qui parle à travers d’énormes pierres. C’est l’atmosphère que vous respirerez à Pranu Mutteddu de Goni et Bir’e Concas de Sorgono, dans le cœur verdoyant de l’Île, où des centaines de menhirs se concentrent : solitaires, en couples, en cercle ou en longues rangées qui symbolisent des parcours naturels, probablement orientés selon des phénomènes célestes. De la magie, de la sacralité et une puissance magnétique, comme dans la célèbre Stonehenge, mais ici les menhirs sont plus anciens et nombreux.

Plantées ‘au couteau’ dans le sol, les perdas fittas (les pierres, en sarde) s’élèvent vers le ciel entourés d’un paysage féérique : des bois de chênes séculaires, des prés de cyclamens et d’orchidées sauvages, des arbustes de lavande et de myrte qui parfument l’air. Même le ciel joue son rôle, le soleil filtre entre la nature vigoureuse et fait briller d’une lumière douce les énormes pierres à la forme allongée et effilée. Ils sont le refuge de l’âme, des lieux sensoriels qui enflamment l’imagination : tout ceci est-il réel ou s’agit-il d’une fable racontée par la nature ?

Scénographie sous le ciel étoilé

« Les îles du cinema » est un circuit de quatre festivals sur les îles mineures de la Sardaigne. Tavolara devient à la mi-juillet une immense salle sous la voûte étoilée, pour la Notte in Italia (nuit en Italie). Créé en 1991, ce pittoresque rendez-vous, devenu depuis un classique du paysage national, se concentre sur les réalisateurs et la créativité du cinéma italien. La rencontre et la connaissance entre public, artistes et responsables ont déjà lieu sur les bateaux qui rejoignent l’île au départ de Porto San Paolo, près de San Teodoro au sud d’Olbia. Dans trente ans, la crème du cinéma italien a foulé le seul tapis rouge qui trempe directement dans la mer, dans le cadre splendide de l’aire protégée de Tavolara-Capo Coda Cavallo. Le vernissage de «Una notte in Italia» 2024 mardi est 16 juillet, à la Peschiera di San Teodoro. Deux jours plus tard, le festival se déplace sur la petite place au bord de la mer à Porto San Paolo, tandis que du vendredi 19 jusqu'au dernier soir du dimanche, les spectacles se déroulent dans l'immense salle sous les étoiles de Tavolara, la montagne de granit qui s'élève de la mer.